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BON A SAVOIR

Que boire et manger en Italie ?
Diverse et délicieuse : la cuisine du « Bel Paese » est assurément l’une des meilleures du monde. Les pâtes et les pizzas en sont les deux incontournables piliers, mais la cuisine italienne se décline en innombrables spécialités régionales.
 
• Un repas traditionnel et complet débute par les antipasti (hors-d’œuvres), suivi des primi (premiers plats), et des secondi (seconds plats) accompagnés des contorni (garnitures). Viennent ensuite formaggi (fromages), et frutte (fruits), suivis d’un vaste choix de douceurs, entre dolci (gâteaux) et gelati (glaces).
 
• Aussi indispensables que l’apéritif, les antipasti sont servis avant le repas et présentés en petites portions. On y trouve des légumes et des crudités (roquette, tomates séchées, poivrons, aubergines grillées, cœur d’artichaut…), de la charcuterie (Jambons de Parme ou de San Daniele, bresaola, coppa, salami, mortadelle, pancetta…), des fromages (mozzarella, parmesan en copeaux, ricotta…) et des fruits de mer (anchois, moules gratinées, crevettes, calmars, carpaccio d'espadon…). Ils sont souvent accompagnés d’olives, de basilic et de câpres et assaisonnés d’huile d’olive.
 
• « La vie est une combinaison de magie et de pâtes », disait Federico Fellini. Chaque région du pays est fière des spécificités de sa gastronomie, mais la « pasta » est le point commun à tous les italiens. Spaghettis, farfalles, fettucinis, fusilis, raviolis, cannellonis, lasagnes, tagliatelles, gnocchis, coquillettes… la diversité des pâtes semble infinie. La manière de les accommoder est aussi variée. Elles se dégustent « al dente », c’est-à-dire un peu ferme sous la dent. 
 
• Les origines de la pizza sont anciennes et incertaines, mais les ce sont les Napolitains qui ont eu les premiers l’habitude de recouvrir leur pain de tomates, avant de le cuir dans un four à bois. Depuis la pizza a envahi le monde entier, mais c’est toujours en Italie que vous dégusterez les meilleures. La plus « italienne » de toutes est la Margherita, puisque ses principaux ingrédients (basilic, mozzarella, tomates) rappellent les couleurs du drapeau italien. Elle fut inventée en 1889 par Raffaele Esposito, un pizzaïolo  napolitain  en hommage à Marguerite de Savoie, Margherita, l’épouse du roi Humbert 1er d’Italie.
 
• De nombreux plats (Escalope Milanaise, lasagnes, carpaccio, risotto, osso bucco, gnocchis…) font désormais partie de notre gastronomie, mais ils ne sont jamais aussi bons que dans leur pays d’origine. Et surtout il reste encore mille et une spécialités à découvrir ! Chaque région peut se vanter de ses spécialités, et il est impossible de les énumérer toutes. Milan et la Lombardie sont connues pour la célèbre escalope de veau ou le Risotto crémeux au safran. On pourra aussi déguster des Pizzoccheri, qui sont des pâtes au sarrasin, ou une Polenta taragna, qui contient différents fromages. En Vénétie la morue est souvent utilisée, et préparée de différentes manières, comme la polenta, le riz et les haricots. On goûtera aussi les sardines à la vénitienne (« in saor ») accompagnées d’oignons. Dans le Piémont, le peperone (poivron) existe dans toutes les tailles et dans toutes les couleurs. Et il est utilisé de bien des façons. Plus raffiné, on pourra aussi chercher la truffe blanche, ou goûter la Bagna cauda, plat paysan à base d’anchois, de mie de pain et d’ail. On se régalera également en Sicile, avec les Buccellatini, ces biscuits fourrés aux figues, dans les Pouilles, avec les Panzerotti, des chaussons de pâte à pizza farcis. En Emilie-Romagne parmi bien d’autres délices, on terminera son repas avec une Zuppa Inglese, ce dessert  composé de couches de crème pâtissière et de cacao, alternés par une génoise imbibée de liqueur…
 
Fromages
• Les fromages italiens sont à la hauteur du reste de la gastronomie. Sur un plateau de fromage bien garni, vous trouverez quelques « stars » et d’excellents « seconds rôles ». Une chose est sûre : ce ne sont pas les formaggi qui manquent !
 
• Le Parmigiano-Reggiano (Parmesan), obtenu à partir de lait de vache, est produit en Emilie-Romagne. C’est un fromage très ancien, puisque les étrusques et les romains en produisaient déjà. Aujourd’hui encore, le fromage à la célèbre couleur paille claire est indispensable à la cuisine italienne : on le retrouve dans les soupes, avec les pâtes et en copeaux, dans les salades. Selon sa durée d’affinage, de 18 à 36 mois, il sera fresco, vecchio ou stravecchio.
 
• Une boule à la croûte extrêmement fine, un cœur crémeux, un blanc de porcelaine : inutile de présenter la mozzarella tant la « perle blanche » est devenue célèbre. Elle se déguste avec des tomates ou du jambon, s’incorpore dans une pizza ou dans une soupe et peut trouver d’autres usages encore. Savez vous pour autant vous y retrouver parmi les différents fromages qui portent ce nom ?
Il existe trois sortes de mozzarella. La première peut se fabriquer à base de lait de vache et son origine n’est pas obligatoirement italienne. Ce flou explique la présence en rayons de petites boules de fromage dénuées de goût. Elle n’est pas forcément mauvaise pour autant. La mozzarella bufala est, comme son nom l’indique, fabriquée avec du lait de bufflonne. Elle peut provenir de différentes régions, et afficher des qualités très variables. La mozzarella di Buffala Campana, enfin, bénéficie d’une AOP et ne peut être faite qu’avec du lait provenant des provinces de Salerne et de Caserte en Campanie, du Latium, de Naples et de Foggia dans les Pouilles. C’est sans doute la meilleure, mais hélas, c’est aussi la plus couteuse. Il faut ajouter La burrata, originaire des Pouilles, qui peut être faite à base de lait de bufflonne ou au lait de vache. C’est aussi une mozzarella, mais farcie manuellement de crème et de restes de mozzarella effilochée.
 
• La ricotta est produite avec du lait de vache dans le nord du pays, et du lait de brebis dans le Sud. Elle se présente en boules, en mottes ou en pains plus ou moins réguliers. Comme le parmesan, la ricotta se consomme pour elle même, mais elle revient dans de nombreuses recettes.
 
• Le Gorgonzola tient son nom d’une petite ville aujourd’hui dans la banlieue milanaise. Seules deux régions peuvent revendiquer l’appellation : le Piémont et la Lombardie. Présenté sous la forme d'un cylindre, c’est un fromage « bleu » au lait de vache, veiné de souches de moisissures. De couleur ivoire lorsqu’il est jeune, il se fait plus ocre en vieillissant. Il se marrie bien avec de nombreux vins, mais aussi avec des bières trappistes. On l’associe avec des noix, du miel ou du chocolat, des fruits et des légumes. On l’utilise aussi en sauce.
 
• Moins connus mais pas moins délicieux, bien d’autres fromages bénéficient d’une AOP : Bra, Bitto, Stelvio, Asiago, Murazzano, Provolone, et les divers Pecorino, qu’ils soient Romano, Toscano, Sardo ou Siciliano. Tentez de goûter le Fontina qui naît au pied du Mont Blanc, le sarde Fiore sardo, le Ragusano sicilien, le Bitto della valtellina de Lombardie, le Castelmagno du Piémont…
 
• Le mascarpone est un fromage un peu particulier, puisqu’il est fait de crème fraîche et ne s’affine pas. C’est un ingrédient important qu’on retrouve pour préparer certaines soupes, des pâtes, mais surtout de nombreux desserts.
 
Desserts
• Le Tiramisù serait né dans le Piémont. Ou en Vénétie. Ou en Toscane ! Plusieurs régions revendiquent en effet  sa paternité, mais peu importe : le Tiramisù se déguste aujourd’hui partout. On lui prête des vertus variées, y compris aphrodisiaques. Ce qui colle assez bien avec sa traduction littérale : remonte-moi ! Le Tiramisù se prépare avec des œufs et du sucre. Il faut aussi du mascarpone, du marsala ou de l’amaretto, un biscuit genre génoise ou boudoirs, du café froid et du cacao. La plupart de ces ingrédients sont  superposés en couches alternées et distinctes. Bien entendu, la recette connaît diverses variantes.
 
• La Panna Cotta est d’origine piémontaise, mais son succès a largement débordé les frontières de la région, et même du pays. On la prépare avec de la crème, du lait et du sucre. Des feuilles de gélatine lui assurent une consistance plus ferme. Elle s’accompagne d’un coulis de fruits rouges et de chocolat.
 
• En dehors de ces deux grands classiques, vous pourrez aussi vous régaler en dégustant des Cantucci, ces croquants aux amandes de Toscane, des Ciambelline, qui sont des beignets au vin, des Baci di Alassio, c’est à dire des « baisers d’Alassio », des tuiles d’Aoste aux amandes et aux noisettes, d’une Torta della nonna fourrée à la crème pâtissière, d’un castagnaccio, un délicieux gâteau aux châtaignes ou encore un Pandoro, proche de la brioche et facile à reconnaître grâce à sa forme en étoile.
 
• L’Italie, c’est aussi le pays des glaces ! Les « gelati » italiennes sont irrésistibles ! Les glaces italiennes n’ont rien à voir avec les glaces « a l’italienne » qui se consomment chez nous. Leur consistance est plus dense et plus savoureuse. Leur fabrication est encore souvent artisanale, à base de lait entier, de produits frais et de fruits de saisons. Bonne nouvelle : les glaces italiennes sont moins caloriques, moins grasses et moins sucrées que les crèmes glacées, alors ne résistez pas au plaisir de vous offrir  « un buon gelato » !
 
Boissons
• Le café est une institution ! Il se boit souvent au comptoir (« Il caffè buono si beve al Bar », dit une expression italienne) et s’absorbe d’un trait. L´espresso, le café « normal » est plus serré que celui habituellement servi en France. Vous pouvez le « serrer » encore en commandant un caffé corto ou ristretto. Il sera alors réduit à quelques gouttes, mais contiendra néanmoins peu de caféine. Si vous souhaitez un café assez semblable à votre petit noir habituel, commandez un caffè lungo. Vous pouvez aussi l’agrémenter de diverses manières. Il devient macchiato (« taché »), si on lui ajoute une goutte de lait pour en faire une « noisette ».  Il peut être coretto (« corrigé ») lorsqu’on lui ajoute une lichette de liqueur, de la grappa ou de la sambuca le plus souvent. Quant au célèbre cappuccino, il est coiffé d’une mousse de lait crémeuse saupoudrée de chocolat. Si le barista est habile, il pourra pratiquer le Latte art et orner la mousse d’un petit dessin.
Les cafés historiques offrent un cadre (et un tarif) exceptionnel pour déguster : on ira à l’Antico Caffè Greco et à l’Antico Caffé della Pace à Rome, au Caffè San Carlo ou au Baratti à Turin, au Caffè San Marco à Trieste, au Caffè Pedrocchi à Padoue, au Caffè Cova de Milan ou au Caffè Florian de Venise.
 
• L’eau du robinet se consomme sans souci, mais ce n’est guère l’habitude des italiens, qui préfèrent leurs nombreuses eaux minérales. Elle sera « naturale » si c’est de l’eau plate ou « frizzante » si c’est de l’eau gazeuse. La San Pellegrino est bien connue chez nous. Pour changer, et parmi bien d’autres buvez de l’Acqua Panna, de la Ferrarelle,  de la Calabria, de l’Acqua Minerale San Benedetto… 
• Le spritz est aujourd’hui consommé un peu partout, notamment en France, mais il est originaire des Trois Vénéties (soit Venise et la Vénétie, le Trentin-Haut-Adige et le Frioul-Vénétie-Julienne). Il est né au au XIXe siècle, sous la domination des Habsbourg, d’où son nom venu de l’allemand spritzen, qui signifie gicler. Le Spritz d’aujourd’hui est préparé à base de Prosecco ou d’un autre vin blanc sec, d’eau gazeuse ou d’eau de seltz, et d’Aperol ou de Campari. Il se déguste frais, dans un verre à cocktail, accompagné d’une tranche d’orange.
 
• Si le Spritz est un merveilleux apéritif, le limoncello est un digestif inégalable. Il se buvait à l’origine sur la côte sorrento-amalfitaine et à Capri. Il se déguste aujourd’hui un peu partout, notamment là où poussent des citronniers. Cette délicieuse liqueur est en effet un mélange de zestes de citrons, d’eau, d’alcool et de sucre. Cette simplicité explique que de nombreuses familles italiennes concoctent leur propre liqueur. Vous pouvez aussi acheter la production de Paolucci, Cypris, Sorrentini, Sovrano, Ventura… car ce ne sont pas les marques qui manquent !
 
• L’Amaretto vient de Lombardie et se consomme aussi bien à l’apéritif qu’au digestif. Cette liqueur d’amandes amères est parfois préparée à base de noyaux d'abricots, de prunes ou de pêches. Si vous n’avez pas la chance de goûter celle que préparent les italiens eux même, vous pourrez acheter l’amaretto produit par Disaronno, Lazzaroni, Romanza, di Saschira, Ciemme… Si vous aimez les liqueurs, goûtez aussi la Galliano qui contient de nombreux ingrédients dont l’anis, le genièvre, la menthe, la lavande et la vanille, et le Génépi fabriqué dans le Val d’Aoste et le Piémont. 
• La célèbre grappa est une eau-de-vie de marc de raisin qui peut être plus ou moins vieillie et affinée, ce qui fait varier sa couleur entre blanc et jaune. Elle peut être aromatisée d’un grand nombre de plantes médicinales, de fruits ou d’épices. Alambicco, Rametz, Nardini, Marzadro, Bottarelli… ce ne sont pas les marques qui manquent.
 
• Du côté des bières, les Nastro Azzurro, Peroni et autres Moretti ou Amarcord sont parmi les plus consommées. De nouveaux brasseurs, comme Birra Del Borgo, Birra Toccalmatto ou Birra Amiata renouvellent la production.
 
• Le choix de boissons alcoolisées ne s’arrête pas là, il faut aussi signaler les bitters comme le Campari ou le Fernet Branca, les boissons anisées comme la Sambuca, le Marasquin à base de griottes et les nombreux vermouths, comme Martini, Carpano, Cinzano, Mancino, Contratto…
 
 
• La réputation des vins d’Italie n’est plus à faire. Le pays compte 20 régions viticoles différentes, et si le sud du pays assure le plus gros de la production, c’est dans le Piémont, en Toscane, voire en Vénétie et en Emilie-Romagne que sont élaborés les meilleurs crus. Les principaux cépages rouges sont le Sangiovese, le Barbera et le Merlot. Les cépages blancs sont principalement le Trebbiano, le Malvasia et le Catarratto.
 
• Les amateurs de vins rouges (vino rosso) chercheront à goûter le Barolo et le Barbaresco, tous deux produits dans le Piémont. Le Barolo, dit « roi des vins, vin des rois » est un vin rouge issu d'un cépage unique, le nebbiolo. Il tient son nom de la commune de Barolo, mais sa zone de production est plus vaste et s’étend sur deux vallées des Langhe. L’élevage en fût est long et le barolo demande une longue garde. Elio Altare, Roberto Voerzio, Luigi Pira, Burlotto, Roagna sont parmi les vignerons les plus réputés. A quelques kilomètres de Barolo, Le Barbaresco est lui aussi un vin rouge issu du cépage nebbiolo. Il peut être bu bien avant un barolo. Les vins produits par Angelo Gaja sont parmi les plus réputés.
La Toscane produit le célèbre Chianti, dans la région du même nom. Il contient au moins 80% de cépage sangiovese. Le reste peut provenir de divers cépages (cabernet, merlot, syrah, canaiolo, colorino…). Le chianti est souvent proposé dans sa célèbre bouteille ventrue au col allongé et ceinturé d’un panier de raffia appelé fiasco par les italiens, mais le chianti « Riserva », qui a vieilli au moins 12 mois en fûts de chêne, est présenté dans la classique bouteille bordelaise. Antinori, Fontodi, Ricasoli, Fèlsina ou Isole e Olena sont des producteurs réputés. La Toscane n’a pas que le chianti à offrir. Le Brunello de Montalcino, le Carmignano, le Vino Nobile de Montepulciano et le Vernaccia de San Gimignano sont également d’excellents vins. Guettez aussi les « Supers-Toscans » classés en simples Vini da Tavola, vins de tables, car élaborés avec un mélange de cépages internationaux et de cépages locaux, mais souvent excellents.
 
• Les vins blancs (vino blanco) sont souvent légers et secs. Le Soave, produit en Vénétie, en est un bon exemple. Le Frascati, élevé dans la région du Latium, et l'Albana di Romagna venu d’Emilie-Romagne sont deux autres blancs recommandables.
 
• Les amateurs de vins doux ne manqueront pas le Passito di Pantelleria, qui vient de l’île de Pantelleria, au large de la Sicile, et le célèbre vin de Marsala, sicilien lui aussi.
 
• Les vins mousseux (vino spumante) sont également nombreux, mais pas forcément de grande qualité. L’Asti spumante produit dans le Piémont est le plus célèbre.
 
• Et si vous dégustez tous ces breuvages avec des italiens, sachez qu’on trinque en disant : Salute ou Cincin.
 
 
JOURS DE FÊTE
• L’Italie célèbre sa fête nationale le 2 juin pour commémorer le référendum de 1946 qui proclamait la République après l’exil de la famille royale.
 
• La période de Noël donne lieu à de nombreuses fêtes. Elles débutent le 8 décembre, avec la Festa dell’Immacolata Concezione, la fête de l’immaculée conception, célébrée en la créant les crèches qui viendront décorer le sapin de Noël. Santa Lucia, la Sainte Lucie du 13 décembre, est célébrée par parades de lumières, notamment en Sicile et dans le Nord du pays. Comme chez nous, Noël, « Natale », est le jour du Père  Noël, « Babbo Natale » et du Petit Jésus, « Gesù Bambino », avec de nombreuses traditions qui varient selon les régions. Santo Stefano est célébré le 26 décembre, et il est d’usage de consacrer ce jour aux visites familiales. Le 6 janvier, pour l’Epiphanie, la Befana entre en scène. Cette sorcière qui punit les enfants méchants et récompense les enfants gentils. L'épiphanie et les rois mages sont fêtés en beauté à Milan, avec une grande procession en costume qui part du duomo pour arriver à Sant’Eustorgio.  
 
• Le mois de février est celui des carnavals. Celui de Venise est le plus célèbre, mais loin d’être le seul : les villes de Viareggio, d’Acireale, de Cento, de Fano, d’Ivrée, de Putignano, d’Oristano ou de Mamojada organisent aussi de somptueuses festivités.
 
• Venise offre un cadre idéal pour célébrer les arts. En plus de son célèbre Carnaval, la sérénissime organise aussi sa prestigieuse Biennale les années impaires, avec une grande Exposition internationale d'art contemporain. C’est aussi à Venise qu’est décerné le Lion d’or lors de la Mostra, le festival international de cinéma qui se déroule en septembre. C’est déjà beaucoup, mais ce n’est pas tout. La ville propose aussi un Festival International de Danse Contemporaine en juin, un Festival International de Musique Contemporaine entre septembre et octobre, un Festival International du Théâtre de juillet à août et une Biennale d'Architecture entre mai et novembre. Les « feste sull'acqua », les fêtes sur l'eau, sont aussi de grands moments festifs dans la Cité des Doges. En juillet, la Fête du Rédempteur commémore la fin de la grande épidémie de peste de 1575-1576. Tous les Vénitiens sortent leurs bateaux décorés de ballons, de fleurs et de lampions. On mange et on chante en attendant le magnifique feu d’artifice tiré depuis l'île la Giudecca. Le lendemain est consacré aux régates. D’autres régates se déroulent au début du mois de septembre, lors de Regata storica. Le Grand Canal voit défiler de nombreuses embarcations à rames. Leurs passagers sont vêtus de costumes historiques. Puis les gondoliers s’affrontent entre eux, pour savoir qui est le meilleur.
 
• Florence aussi possède ses fêtes typiques. En avril, le jour du Samedi saint, sur la place du Duomo se déroule le Scoppio del Carro, ou Explosion du char. La tradition date de la première croisade, et rejoue la libération du Saint-Sépulcre des Infidèles. Tiré par des bœufs, un char est amené devant Santa Maria del Fiore. Lorsque la messe s’achève, la Colombina, une fusée en forme de colombe embrase le char… préalablement bourré de pétards ! En mai, c’est Il Calcio in costume qui anime la ville : une partie de ballon bien plus sauvage que le Calcio officiel se déroule sur la Piazza della Signoria !
 
• L’Italie peut se targuer de posséder de somptueux opéras. Les plus célèbres sont la Scala de Milan et la Fenice de Venise, mais aussi le Teatro San Carlo de Naples et le Teatro Massimo de Palerme. La saison se tient généralement de la mi octobre à mars, même si la Scala débute sa programmation le 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise.
 
• La Canzone Italiana a aussi droit à son moment fort en février lors du Festival de Sanremo. Il se déroule chaque année depuis 1951 au théâtre Ariston dans la ville de la Riviera Ligure. Diffusé par la RAI, les chansons primées deviennent souvent des « tubes » dans le pays, parfois bien au-delà. Le festival de Naples, consacré à la chanson napolitaine, a hélas été stoppé il y a quelques années déjà.
• En avril, la Settimana Santa, la Semaine Sainte qui commémore la Passion du Christ est célébrée avec magnificence dans de nombreuses villes italiennes.
À Rome, le pape mène une procession aux bougies jusqu’au Colisée le Vendredi saint avant de donner sa bénédiction sur la place Saint-Pierre le dimanche de Pâques. A Assise, la ville de Saint François, de nombreuses célébrations et des processions silencieuses éclairées à la torche sont organisées. La Piazza del Duomo de Florence s’illumine d’un spectaculaire feux d’artifice…
 
• Le célèbre Palio de Sienne se déroule deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Les cavaliers des dix-sept contrade de la ville s’affrontent sur la Piazza del Campo. Sienne n’est pas la seule ville à organiser un Palio. Celui de Ferrare, organisé depuis 1279 le dernier dimanche de mai, semble le plus ancien. Celui d’Asti se déroule le 1er dimanche de septembre, après un mois de fête. Le Palio della Balestra (le jeu de l’arbalète) se déroule à Gubbio, puis à Sansepolcro, en mai et en septembre, lorsque les deux villes s’affrontent lors d’un spectaculaire tournoi folklorique.
 
• Chaque ville, voire chaque village italien, fête son saint patron, souvent de manière spectaculaire : le 19 septembre (mais aussi en mai et en décembre) Naples célèbre San Gennaro. Conservée au Duomo, la statue du saint patron de la ville est portée en procession dans les rues de la ville. Si tout s’est bien passé, les prières ont provoqué le miracle attendu : la liquéfaction du sang du martyr dans l’ampoule qui le contient depuis des siècles. Si le miracle se produit le cardinal agite un mouchoir blanc, et les napolitains sont rassurés sur leur avenir !
A Bari, le 7 Mai on célèbre San Nicola : portée par des marins en costume médiéval, une embarcation placée sur un char traverse la ville, pour rappeler le retour à Bari des dépouilles du saint en 1087. La statue du saint est conduite jusqu’à la plage de Filoscene avant un retour par la mer, accompagné d’un grand feu d’artifice.
 
• La petite ville de Gubbio, en Ombrie, fête aussi son saint patron de manière spectaculaire. Ici c’est Ubaldo Baldassini, vénéré en tant que saint Ubald. Pour lui rendre hommage, on organise mi-mai la Festa dei Ceri, la Fête des Cierges. Ne vous attendez pas à voir une petite bougie : il s’agit  d’une grosse pièce de bois de 7 mètres et d’un poids de 300 kg ! Trois équipes s’affrontent, représentant Saint Ubaldo, Saint Giorgio et Saint Antonio. Elles s’engagent dans une course folle à travers les ruelles de la ville médiévale jusqu’à la Basilique de Saint Ubaldo. A la fin, c’est Saint Ubaldo, et ça fait plus de mille ans que ça dure !
 
LES ILLUSTRES
Ils et elles se sont rendus célèbres dans leur pays, mais leur notoriété va bien au-delà des frontières de l’Italie : 
• Auguste (-63-14), Caligula (12-41), Néron (37-68), Titus (39-81), Marc Aurèle (121-180) et Jules César (100 av. J.-C.-44 av. J.-C.) : les noms des grands empereurs romains résonnent encore à nos oreilles aujourd’hui.
• Depuis Dante Alighieri (1265-1321), Pétrarque (1304-1374) et Boccace (1313-1375), les auteurs italiens ont toujours su se montrer imaginatifs. Nicolas Machiavel (1469-1527), Gabriele d'Annunzio (1863-1938), Giacomo Leopardi (1798-1837), Curzio Malaparte (1898-1957), Alberto Moravia (1907-1990), Primo Levi (1919-1987), Cesare Pavese (1908-1950), Elsa Morante (1912-1985), mais aussi Antonio Tabucchi (1943-2012), Italo Calvino (1923-1985), Dino Buzzati (1906-1972), Pier Paolo Pasolini (1922-1975), Umberto Eco (1932-2016) ont poursuivi cette tradition, comme le fait encore, cachée derrière un pseudonyme, Elena Ferrante (1943-) et son « Amie prodigieuse ».
• Les peintres et sculpteurs italiens, notamment ceux de la Renaissance, sont exposés dans les plus prestigieux musées du monde entier : Léonard de Vinci (1452-1519), Michel-Ange (1475-1564) ou Raffaello Sanzio, plus connu sous le nom de Raphaël (1483-1520) sont parmi les plus admirés. Le florentin Sandro Botticelli (1445-1510), Tiziano Vecellio, appelé Le Titien (1488-1576), Michelangelo Merisi da Caravaggio, appelé le Caravage, (1571-1610) et Jacopo Robusti, appelé Le Tintoret (1518 ou 1519-1594) ne le sont pas moins. La peinture italienne n’a par contre pas pris le virage de la modernité, et son inspiration semble un peu tarie depuis Amedeo Modigliani (1884-1920).
• Les italiens sont séducteurs, et ce n’est pas Giacomo Casanova (1725-1798) qui dira le contraire. Ils sont élégants, et Nino Cerruti (1930-), Giorgio Armani (1934-), Gianni Versace (1946-1997) ou Guccio Gucci (1881-1953) n’y sont pas pour rien. Même Pierre Cardin (1922-) est italien, puisque né Pietro Costante Cardin à San Biagio di Callalta près de Trévise.
• Le cinéma a eu ses belles heures. Hélas, le maestro Federico Fellini (1920-1993), Luchino Visconti (1906-1976), Sergio Leone (1929-1989), Michelangelo Antonioni (1912-2007), Roberto Rossellini (1906-1977) ou Pier Paolo Pasolini (1922-1975) n’ont pas été remplacés, et les studios de Cinecittà, près de Rome, ne sont plus ce qu’ils étaient.
• Les acteurs furent aussi nombreux que les réalisateurs, mais on retiendra les actrices, car les belles italiennes se comptent à foison : Giulietta Masina (1921-1994), Anna Magnani (1908-1973), Gina Lollobrigida (1927), Monica Vitti (1931-), Ornella Muti (1955-), Laura Antonelli (1941-2015), Silvana Mangano (1930-1989), Agostina Belli (1949-), Sophia Loren (1934-), Claudia Cardinale, (1938-), Monica Bellucci (1964-) ou Asia Argento (1975-).
• Les italiens sont contradictoires : Francesco d'Assisi ou François d'Assise (1181 ou 1182-1226) prônait la pauvreté, Silvio Berlusconi (1936-) beaucoup moins. Corto Maltese, le marin vénitien imaginaire créé par Hugo Pratt aimait l’aventure, mais le petit poussin noir Calimero, beaucoup moins.
• Les italiens sont voyageurs : le vénitien Marco Polo (1254-1324) s’est rendu célèbre pour son voyage en Chine. Le génois Christophe Colomb (1451-1506) pensait partir aux Indes quand il a découvert les Amériques. Il est vrai que ce sont de curieux marins, comme l’a prouvé Francesco Schettino, le commandant du Costa Concordia.
• La musique et le bel canto sont indissociables de l’Italie : on écoute encore les œuvres de Claudio Monteverdi (1567-1643), Antonio Vivaldi (1678 -1741) et ses Quatre saisons, Giacomo Puccini (1858-1924), Alessandro Scarlatti (1660-1725) et son fils Domenico Scarlatti (1685-1757) et bien d’autres encore.
• Antonio Giacomo Stradivari, dit Stradivarius (1644-1737) fabriquait à Crémone d’incroyables violons. Niccolò Paganini (1782-1840) en jouait incroyablement.
• Les sportifs italiens savent écrire des légendes. Le célèbre Calcio en a donné de nombreuses, avec Cesare Maldini (1932-), Francesco Totti (1976-), Franco Baresi (1960-), Paolo Maldini (1968-), Roberto Baggio (1967-) ou Andrea Pirlo (1979-). Même les gardiens de but peuvent devenir des légendes, comme Dino Zoff (1942-) et Gianluigi Buffon (1978-).
• La petite reine n’est pas en reste avec Gino Bartali (1914-2000), Angelo-Fausto Coppi, dit Fausto Coppi (1919-1960) ou Felice Gimondi (1942-). La gloire a parfois tourné au drame, avec Marco Pantani (1970-2004).
• Les italiens sont de fabuleux constructeurs automobiles : les bolides imaginés par Enzo Ferrari (1898-1988), Ferruccio Lamborghini (1916-1993), Alfieri Maserati et ses frères font rêver tous les amateurs de belles voitures. Les grands pilotes ne sont pourtant pas légions, même si Michele Alboreto (1956-2001) vient contredire cette règle.
• Ils se rattrapent sur deux roues, avec de fabuleux pilotes, comme Giacomo Agostini (1942-), Valentino Rossi (1979-) surnommé « The Doctor », Max Biaggi (1971-) et Michel Fabrizio (1984-).
 
PROVERBES
Les proverbes d’un pays en disent souvent long sur la manière de voir le monde par ses habitants. En voici quelques uns :
• Qui dispute par plaisir, ne cherche pas la vérité.
• Beauté et folie, marchent souvent de compagnie.
• Il ne faut pas montrer les fautes d'autrui avec un doigt sale.
• Qui te craint en ta présence, te nuit en ton absence.
• Un baiser sans moustache est comme un beefsteak sans moutarde.
• Qui croit rapidement, se repent tardivement.
• Entre dire et faire, il y a la mer.
• Le menteur doit avoir une bonne mémoire.
• Pas à pas on va loin.
• Mieux vaut donner la laine que le mouton.
• Qui vient rarement est toujours bien venu.

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