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LES IMMANQUABLES

ROME

Capitale de l’Empire romain durant l’Antiquité, puis du pays unifié depuis 1871, siège de la papauté au Vatican : Rome peut s’enorgueillir d’avoir été, avec Athènes, le foyer culturel et artistique de l'Occident. Depuis sa fondation mythique par Romulus en 753 avant J-C jusqu’à nos jours, sa riche histoire s’inscrit sur vingt-huit siècles ! Qu’il soit hérité de l’Antiquité, de la Renaissance ou du Baroque, le patrimoine exceptionnel de la ville se découvre à chaque coin de rue, dans les ruines des temples et des amphithéâtres antiques, dans les innombrables églises et musées, autour des fontaines et sur les places… Assurément, le charme de la « Ville éternelle » ne laissera personne indifférent.

• La Rome Antique

- Le Colisée

Pour découvrir l’héritage antique de l’empire romain, débuter par le Colisée semble tout indiqué, tant le grand amphithéâtre achevé en l’an 80 symbolise la ville. 50 000 spectateurs pouvaient profiter des combats de gladiateurs et des autres spectacles souvent brutaux qui s’y déroulaient. On ne manquera pas l’arc de Constantin qui se trouve à proximité.

- Le Forum Romain

Les vestiges du Forum Romain permettent d’admirer l’arc de Septime Sévère, le temple de Vesta, la basilique de Maxence et les autres merveilles de ce qui fut la plus grande place de la Rome antique.

- Les Forums impériaux

Malgré sa taille, l’ancien Forum s’est révélé exigu, et Jules César, Auguste, Vespasien, Domitien puis Trajan ont ajouté le leur. Les Forums impériaux sont aujourd’hui séparés en deux par la via dei Fori Imperiali tracée par Mussolini. Ils se visitent pour découvrir les ruines majestueuses des places, des portiques et des temples.

- La colline du Palatin

Des 7 collines qui forment Rome celle du Palatin est particulière, puisque c’est là que nait la légende de la fondation de la ville. C’est en effet au Palatin que la louve aurait sauvé la vie de Romulus et Rémus, les jumeaux abandonnés. Plus tard, le Palatin fut habité par de riches romains attirés par la position avantageuse de la colline, placée entre le Forum Romain et le Circus Maximus. Ils construisent ici leurs villas et leurs palais, à l’image d’Octave, le fils adoptif de Jules César né au Palatin et qui y fera construire son Palais Impérial. Les empereurs suivants suivront son exemple, comme Domitien qui fera édifier le vaste Palais des Flavi enrichi par Tibère, Caligula, Néron et Septime Sévère. De toutes ces splendeurs du passé il ne reste que de magnifiques ruines.

- Le Capitole

Autre colline fameuse, le Capitole fut le centre du pouvoir de la Rome antique. Sa sublime Piazza del Campidoglio, ou Place du Capitole, a été largement modifiée par le génie de Michel Ange. On lui doit notamment la Cordonata capitolina, l’escalier en pente douce décoré des statues de Castor et Pollux qui donne accès à la place. Il s’est aussi chargé de la rénovation des façades des deux palais anciens et de la construction du Palazzo Nuovo. C’est aussi lui qui fera venir du Latran la statue équestre en bronze de Marc Aurèle (aujourd’hui une copie) qui orne le centre de la place depuis 1538. Une promenade sur la place permettra de découvrir le Palais des Sénateurs qui abrite la Mairie de Rome. On y verra aussi le Palais des conservateurs et le Palazzo nuovo qui abritent les célèbres musées du Capitole. Parmi tous les chefs-d’œuvre exposés, on peut admirer la sculpture en bronze de la Louve Capitoline, qui allaite Romulus et Rémus comme dans la légende associée à la fondation de Rome. C’est aussi sur les flancs du Capitole qu’on découvrira la basilique Santa Maria in Aracoeli plantée en haut de son escalier. Si la façade a perdu les mosaïques et ses fresques, l’intérieur a conservé son magnifique plafond en bois, son sol en marqueterie et l’ensemble de fresques qui racontent l’histoire de Saint Bernard.

- Les thermes de Caracalla

A proximité du Circus Maximus, au pied de la colline de l’Aventin, les thermes de Caracalla s’étendent sur plus de 10 hectares et pouvaient accueillir près de 2 000 romains, qui venaient au bain, mais aussi faire du sport et des affaires. Leur construction a débuté sous le règne de Septime Sévère, mais c’est l’empereur Caracalla qui les a inaugurés en l’an 217. Si les bains impressionnent encore aujourd’hui, la richesse de leur décoration n’a pas survécu à l’histoire. En détruisant l’aqueduc qui alimentait les bains, les Goths mirent fin à cette agréable vie en 537. Les thermes délaissés furent pillés pour construire d’autres édifices, notamment la basilique Saint-Pierre du Vatican. Marbres, fresques, mosaïques, statues et autres ornementations ne sont plus là pour témoigner du luxe qui y régnait. 

- Le Panthéon 

Sur la Piazza della Rotonda, la Fontaine du Panthéon est venue faire face au Panthéon en 1575. L’obélisque qui la surmonte a été ajouté en 1711. Le Panthéon est bien plus ancien, puisqu’il a été construit sous l'empereur Hadrien entre 118 et 125, pour rendre hommage aux dieux romains. Après avoir franchi les deux superbes portes en bronze abritées par le grand portique soutenu par 16 colonnes de granit, on découvrira la remarquable coupole de 43 mètres de diamètre. Elle abrite quelques grands hommes du pays, dont le peintre Raphaël.

- Les catacombes

Entre le IIe et le Ve siècle, les Catacombes de Rome ont été utilisées par les chrétiens et parfois par les juifs pour inhumer leurs morts. Sur des centaines de kilomètres leurs galeries souterraines abritent des milliers de tombes. Dans la pénombre des galeries humides, on peut aussi voir de superbes chapelles, des chambres funéraires, des cryptes et des représentations bibliques qui étaient interdites ailleurs. Sur la soixantaine de catacombes que compte la ville, cinq peuvent se visiter. Les deux plus intéressantes se trouvent sur la Via Appia Antica. On pourra y parcourir les longues et spectaculaires galeries des Catacombes de Saint-Sébastien et celles des Catacombes de Saint-Calixte. Dans la foulée, il serait dommage de ne pas profiter des autres charmes de la Via Appia Antica, l’antique voie pavée bordée de pins et de cyprès située aux portes de Rome.

Les autres catacombes, situées Via Salaria (Catacombes de Priscille), Via delle Sette Chiese (Catacombes de Domitilla) et Via Nomentana (Catacombes de Sainte-Inès) présentent aussi des intérêts divers.

 

-Les grandes places romaines

Rome est la ville des grandes et belles places. En plus de la Place Saint-Pierre (voir Le Vatican), de la Piazza Navona et de la Piazza del Popolo (voir plus bas), on ne manquera pas la Piazza di Spagna, pour emprunter son grand escalier qui monte vers l’église de la Trinité des Monts, et le Campo dei Fiori, qui accueille quotidiennement un agréable marché de fruits et légumes sous le regard de la statue de Giordano Bruno. Sur la Piazza Bocca della Verità on ira voir la célèbre Bouche de la Vérité de l’église de Santa Maria in Cosmedina, pour vérifier si la légende dit vrai. La piazza Venezia se visite en complément du Capitole dont elle est proche. On peut aussi se promener sur la Piazza del Quirinal, où se trouve le Palais présidentiel, et sur la Piazza della Minerva, pour son église de Santa Maria Sopra Minerva. On peut aussi arpenter avec plaisir la Piazza Colonna, pour voir sa colonne de Marc-Aurèle et le Palazzo Chigi, la résidence du premier ministre ; la Piazza Barberini pour sa fontaine du Triton ; la Piazza di Montecitorio pour son obélisque et pour voir le Palazzo di Montecitorio, qui abrite la chambre des deputés.

- La Piazza Navona

Sa forme un peu surprenante s’explique par son histoire, puisque la Piazza Navona reprend la forme de la piste de l’ancien stade Romain qui l’a précédé. Est-ce la plus belle place de la ville ? Beaucoup le pensent. Elle fut pourtant longuement abandonnée avant sa rénovation du XVIIe siècle. Le Pape Innocent X fera appel au Bernin pour orner la place d’une superbe Fontaine des Quatre Fleuves surmontée d’un obélisque, et à Francesco Borromini pour refaire la façade de l’église Sant'Agnese in Agone. En plus de son cadre superbement baroque, la Piazza Navona est aussi connue pour son animation, avec son marché, ses bars terrasses et ses artistes de rue.

- La Piazza del Popolo

La célèbre Piazza del Popolo est une création du XVIe siècle, mais elle a été remaniée dans les siècles suivants. Elle fut tracée pour offrir une belle continuité à la Via Flaminia en passant sous la monumentale Porta del Popolo. Suffisamment vaste pour accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes, elle est bordée par pas moins de trois églises. L’église Santa Maria del Popolo est la plus ancienne puisqu’elle date du XIe siècle, même si Le Bernin en a modifié l’apparence au XVIIe siècle. La place compte aussi deux églises jumelles et baroques : Santa Maria in Montesanto et Santa Maria dei Miracoli. Un grand obélisque de 24 mètres ramené d’Égypte par l’empereur Auguste est planté en son centre, après avoir orné le Circus Maximus où se déroulaient les courses de chars. La Villa Borghese est à proximité.

- La Fontaine de Trevi

Rome compte environ 2 000 fontaines, mais la plus célèbre est assurément la Fontaine de Trevi. Fellini eut le génie d’y tourner une scène inoubliable, avec d’Anita Ekberg et Marcello Mastroianni, pour son film La Dolce Vita. Bien avant le cinéaste, c’est Nicola Salvi qui, au XVIIIe siècle, avait réalisé ce joyau de la fin de la période baroque, à la demande du Pape Benoit XIV. Adossée au Palazzo Poli, la monumentale fontaine représente Neptune monté sur un char, accompagné de chevaux marins et de tritons. Les deux statues qui l’entourent représentent l’Abondance et la Salubrité. Bien d’autres ornementations viennent compléter l’étonnante fontaine. Et si vous voulez respecter la tradition, n’oubliez pas de lancer au moins une pièce (avec la main droite et en tournant le dos à la fontaine) qui vous fera assurément revenir à Rome. Il existe des variantes avec deux pièces (pour tomber amoureux ou obtenir un vœu), voire trois (pour se marier), mais n’allez surtout pas jusqu’à quatre, à moins de vouloir divorcer.

- Le Vatican

Ville dans la ville, état dans l’état : sur 44 hectares à peine situés sur la rive droite du Tibre, le Saint-Siège a accumulé des trésors entre ses murs !

- La Place Saint-Pierre

La basilique ne serait pas aussi impressionnante sans son immense place réalisée par le Bernin entre 1656 et 1667. Sa célèbre balustrade qui domine les colonnes de l’arcade est couronnée de 140 statues hautes de 3 m qui représentent autant de saints. Ramené à Rome par Caligula, le grand obélisque haut de 25 m, a été placé au centre de la place par Domenico Fontana en 1585. Placées de part et d’autre de l’obélisque, deux grandes fontaines signées du Bernin et de Maderno complètent l’ornementation de la grandiose place avec les statues de Saint-Pierre et de Saint-Paul placées en bas des marches du grand escalier de 60 m. 150 000 personnes peuvent s’y rassembler lorsque le pape apparaît lors de la célébration de l’Angélus.

- La Basilique Saint-Pierre

Construite entre 1506 et 1626 dans les styles Renaissance et Baroque, la Basilique Saint-Pierre est l’église des superlatifs, le plus important édifice du monde catholique. Bramante, Michel-Ange ou Le Bernin : quelques génies de l’art ont contribué à son édification. Son emplacement n’est pas anodin : elle est venue remplacer une première basilique Saint Pierre construite sous Constantin, le premier empereur chrétien, à l‘endroit même où les premiers pèlerins venaient rendre un culte au premier évêque de Rome.

Son immense façade est l’œuvre de Carlo Maderna. Longue de 144 m, haute de 45 m, elle compte 8 colonnes corinthiennes géantes et un fronton central. Le toit est orné d’une statue du christ et de celles des apôtres. Les deux tours prévues aux extrémités n’ont jamais été construites. Haut de plus de 130 m, d’un diamètre de plus de 40 m, le dôme de la basilique est particulièrement remarquable. Plusieurs architectes se sont succédés pour sa construction, mais ce sont Carlo Fontana et Giacomo della Porta qui l’ont achevé en 1590. Fissurée en 1741, elle sera consolidée entre 1743 et 1748 par six anneaux métalliques.

Avec ses trois nefs larges de 58 mètres, l’intérieur est à la démesure de l’ensemble et peut abriter jusqu’à 60 000 personnes.  On pourra y admirer la statue de Saint Pierre vénérée par les pèlerins depuis le XIIIe siècle, de précieuses reliques, de nombreuses statues de saints, et la Cathedra Petri, l’impressionnante Chaire de Saint Pierre signée Le Bernin. A noter que, en plus de la basilique Saint-Pierre du Vatican, Rome compte trois basiliques majeures, qui sont autant de merveilles. Ce sont la basilique Saint-Jean-de-Latran, la basilique Sainte-Marie-Majeure et la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

- La chapelle Sixtine

Toujours utilisée pour les conclaves lors de l’élection d’un nouveau pape, la sublime Chapelle Sixtine est fort heureusement ouverte au public le reste du temps. Dans la chapelle qu’avait fait construire Sixte IV vers 1475 et qui porte son nom, il peut admirer le Jugement dernier et la Genèse peinte au plafond par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il pourra aussi découvrir les autres splendeurs de la Renaissance italienne de cette incroyable chapelle longue de 40 mètres sur 13 mètres de large et qui culmine à 20 mètres.

- Les musées du Vatican

Le Vatican, c’est aussi un ensemble muséal où sont exposés les innombrables œuvres d'art accumulées par les papes au fil des siècles. Parmi les musées et les galeries, on pourra visiter la Pinacothèque, qui expose des œuvres du Moyen Âge au XIXe siècle présentées de manière chronologique, la Collection d'Art religieux moderne riche de 600 œuvres d’artistes qu’on imaginait pas forcément en ces lieux, comme Picasso, Dali ou Francis Bacon. Plus classiques, les Musées grégorien égyptien, étrusque et profane, le Musée des carrosses ou le plus récent Musée philatélique et numismatique feront le bonheur de leurs visiteurs. Dans cet environnement minéral, on trouve aussi de vastes jardins ouverts à la visite.

 

- Les Jardins de la Villa Borghèse

Sur 80 hectares, ce grand parc enclavé dans la ville permet de prendre l’air. Dans ses allées bordées de pins, on découvrira de nombreuses sculptures. Le splendide temple d’Esculape se découvre sur la rive du lac. On y trouve aussi un Zoo accompagné de son musée zoologique. Le grand parc abrite même un petit bout de France, à la Villa Médicis qui accueille les artistes en séjour au sein de l’Académie de France à Rome. Depuis la terrasse du Pincio, la belle vue sur la piazza del Popolo et sur la basilique Saint Pierre est en prime !

De beaux musées se trouvent à proximité du parc : la Galerie Borghese prouve que le cardinal Scipione Borghèse avait bon goût, puisque sa collection compte des œuvres de Raphaël, du Bernin, de Botticelli, du Caravage… La Galleria Nazionale d’Arte Moderna expose des maîtres des XIXe et XX siècles tout aussi talentueux. On y voit des œuvres de Van Gogh, Monet, Klimt, Kandinsky… Dans la villa Giulia, le Musée national étrusque permet de découvrir cette civilisation qui a marqué l’Italie à travers la plus riche collection au monde.

 

- Le château Saint Ange

Pas très loin du Vatican, sur la rive droite du Tibre, apparaît la silhouette massive du Castel Sant’Angelo, surmontée d’une haute statue de l’archange Saint Michel. Ce dernier serait apparu au Pape Grégoire Ier au VIe siècle, pour indiquer la fin de l’épidémie de peste qui ravageait la ville. Bien avant cet épisode légendaire, c’est l’empereur Hadrien qui avait édifié son mausolée, utilisé après lui par bien des empereurs, jusqu’à Septime Sévère. Transformé en édifice militaire, il servira aussi de prison et de résidence papale. On peut aujourd’hui visiter les anciens appartements des papes. Il faut aussi profiter du chemin de ronde pour sa magnifique vue.

 

 Rome est aussi réputée pour ses rues du shopping. On trouvera dans tous les quartiers d’intéressantes boutiques, mais pour un shopping chic et stylé, rien ne vaut le Tridente, dans la via dei Condotti et dans les rues qui bordent la Piazza di Spagna. Au bout de la longue Via del Babuino, on pourra faire une pause sur les marches de l’escalier de la Trinité-des-Monts, qui surplombe la Piazza del Popolo. L’émerveillement pourra aussi se poursuivre dans les environs de la ville, en visitant Tivoli, Ostia Antica, la Villa Adriana ou la Villa d’Este.

 

VENISE ET LA VENETIE

VENISE

La Sérénissime est incomparable ! Les îlots de la lagune furent peuplés plus d’un millénaire avant J.-C, par les Vénètes qui ont céder leur nom à la ville et à ses habitants. La cité apparaîtra à partir du IXe siècle sur quelques îlots cernés par la vase au nord-ouest de la mer Adriatique. En quelques siècles, elle allait devenir cette splendeur universellement connue. D’abord dépendante de Constantinople jusqu’au pillage de la ville en 1204, la République de Venise dirigée par un doge et par de grandes familles de marchands devint dès le XIe siècle une puissance économique sur la Méditerranée, Arrivé à son apogée à partir du XVe siècle, le puissant empire maritime connaîtra pourtant le déclin. Concurrencée par le commerce avec le Nouveau Monde découvert par les espagnols et les portugais, attaquée par les ottomans qui s’emparent d’une partie de ses possessions, l’empire sombre peu à peu. Conquise par le général Bonaparte en 1797, puis récupérée par les autrichiens après le traité de Campo-Formio, la ville est devenue italienne en 1866. Elle se découpe en six « sestieri », les quartiers répartis de part et d’autre du Grand Canal : San Marco, Castello et Cannaregio forment la rive gauche ; Santa Croce, Dorsoduro et San Polo occupent la rive droite.  Les plus chanceux prendront le temps de tous les visiter.

-Le Grand Canal

Long de 3,8 km, le Grand Canal est assurément la meilleure manière de s’offrir une vue générale de la ville, en épousant le grand S inversé qui traverse Venise. Quatre ponts seulement franchissent « il canalazzo », dont le célèbre Rialto (voir plus bas). Le canal se traverse aussi en empruntant un « traghetto », cette barque effilée dans laquelle tout le monde reste debout. Au fil de ses eaux perpétuellement agitées par le passage des vaporettos, des gondoles et des innombrables bateaux indispensables à la vie des vénitiens, on découvrira près de deux cents édifices, alignés les uns contre les autres sur les berges entrecoupées de nombreux petits canaux. Nombre d’entre eux sont de fastueux palais, car chaque grande famille tenait à posséder sa demeure sur cette « avenue » au prestige incomparable. Bâtis essentiellement entre le XIIIe et le XVIIIe, l’ensemble de ces édifices reflète à merveille les évolutions de l’architecture. Pour le prix d’un ticket de vaporetto, on pourra notamment admirer la Pointe de la Douane et Santa Maria della Salute (voir plus loin), le Palazzo Grassi acquis par François Pinault pour abriter une partie de ses collections, la célèbre Ca’ d’Oro, l’un des plus beaux palais qui mêle le gothique et le style Renaissance, le palais baroque de la Ca’ Pesaro, qui abrite un musée d'art moderne et un musée d’art oriental. Moins célèbres, mais pas moins agréables, on pourra aussi admirer les façades ornées de mosaïques du Palazzo Barbarigo, les belles statues de la façade baroque de l’église San Stae, le Fondaco dei Turchi, au style vénéto-byzantin, qui abrite le Musée d’histoire naturelle de Venise, ou encore l’église Santa Maria di Nazareth à la façade rococo…

- Les ponts de Venise : le Rialto et le Pont des Soupirs

La vie ne serait guère possible à Venise sans les nombreux ponts qui enjambent ses canaux. Il y en aurait 438 dans la ville, dont 4 seulement sur le Grand Canal. Deux d’entre eux sont connus de tous.

- Le Rialto

Un premier pont effondré en 1444 traversait le canal entre les quartiers de San Polo et San Marco. Reconstruit en bois, un nouveau pont tournant fera son office durant de longues années, puisqu’il faut attendre le XVIe siècle pour voir germer l’idée d’un nouveau projet. Il aurait pu être confié à Palladio, voire à Michel-Ange, puisque les deux artistes furent sollicités. C’est finalement le bien nommé Antonio da Ponte qui sera choisi. Il utilisera la « pietra d’Istria », la pierre calcaire des carrières d'Istrie pour édifier entre 1588 et 1591 ce pont de 48 mètres qui repose sur 6 000 pilotis. Les escaliers et les arches qui composent sa silhouette sont devenus l’un des symboles de Venise.

- Le Pont des Soupirs

L’autre pont emblématique de Venise enjambe le Rio de la Canonica, le petit canal situé entre le Palais des Doges et la Nouvelle Prison. Il porte le nom de Ponte Dei Sospiri, Pont des Soupirs, à cause des plaintes que poussaient les prisonniers qui l’empruntaient pour se rendre au tribunal ou retrouver leurs cachots, les célèbres « plombs ». Fait de marbre et de pierre d’Istrie blanche, orné de bas-reliefs de style baroque, il a été bâti en 1602 par Antonio da Ponte, également architecte du Rialto. Clos de tous les côtés pour éviter les évasions, il ne compte que deux ouvertures grillagées, et quelques sculptures à l’extérieur. 

- La Place Saint-Marc

C’est la place mythique de la ville, la seule à porter le nom de « piazza ». On y découvre les édifices majeurs de la Sérénissime, ceux qui permettaient aux doges d’étaler leur pouvoir, pour impressionner les visiteurs. C’est aussi l’épicentre du célèbre Carnaval de Venise qui anime la ville chaque hiver.

- La Basilique Saint-Marc

Sa superbe façade exhibe ses richesses : des mosaïques, des sculptures et des clochetons à foison. Surmontée du célèbre quadrige de chevaux de bronze dérobé à Constantinople, la porte principale permet de découvrir les merveilles de l’intérieur, à commencer par ses 4 000 m2 de mosaïques incrustées sur fond d’or qui lui ont valu le surnom de « basilique d'Or ». Sous ses cinq coupoles, elle abrite aussi derrière le maître-autel le somptueux retable de La Pala d’Oro, et les pièces d’orfèvreries pillées à Constantinople qui constituent Il Tesoro.  Dressée à proximité de la basilique, la Tour de l’Horloge a été construite vers 1500. Elle est admirable pour son mécanisme, qui se visite, comme pour ses automates et ses riches décorations, qui indiquent l’heure, les signes du zodiaque, la position du soleil et les phases de la Lune. Elle est aussi décorée d’un grand lion ailé de Saint Marc. En passant sous son arche vous rejoindrez les petites ruelles du quartier commerçant des Mercerie, qui mènent jusqu’au Rialto.

- Le Palais des Doges

Résidence des doges et siège du pouvoir, le Palazzo Ducale offre son visage baroque et Renaissance du XVe siècle, après avoir été souvent remanié. Une de ses façades fait face au bassin de Saint-Marc, l’autre donne sur la Piazzetta. La richesse de la décoration, la finesse des nombreuses colonnes n’en finissent pas d’étonner. L’intérieur est un magnifique musée qu’on découvrira après avoir emprunté la Scala d’Oro, l’escalier d'Or qui conduit aux salles de l’étage. L’Appartement du Duc dévoile des œuvres de Véronèse et du Tintoret inspirées par Venise. Dans la Sala del Maggior Consiglio, où les familles patriciennes se réunissaient pour élire le doge, on pourra admirer Le Paradis, l’immense toile signée Le Tintoret. La salle d’armes et les cachots de la prison dont s’est évadé Casanova font aussi partie de la visite. On admire aussi dans la cour intérieure du palais L’escalier des géants orné des statues de Mars et Neptune sculptées par Sansovino en 1565.

- Le Campanile

Isolée sur un côté de la place, haute de 98 m, cette sobre tour de brique surmontée d’un cube plus ornementé et d’une flèche pyramidale qui porte un archange Gabriel doré à son sommet a servi de phare, de tour de garde, de clocher et de prison. Aujourd’hui c’est un formidable panoramique qu’elle offre à ses visiteurs. C’est aussi dans ce coin de la place que se trouve le célèbre Caffè Florian, ouvert dès 1720 sous les arcades des Procuraties, les résidences des magistrats chargés d’administrer la ville.

- La Piazzetta

La Piazzetta forme la seconde partie de la place. Elle est ornée de deux colonnes de granit érigées dès 1172. L’une est surmontée d’un Saint Théodore de marbre terrassant un dragon. L’autre porte un lion ailé de Saint Marc, le symbole de la ville. Cet espace aujourd’hui occupé par les touristes fut le royaume des jeux d’argent, alors interdits à Venise. C’était aussi le lieu des exécutions publiques. Face au Bacino di San Marco, la Piazzetta permet d’admirer San Giorgio Maggiore sur l’île qui se trouve en face.

- Dorsoduro et Santa Maria della Salute

Dans cette ville sortie des eaux marécageuses, Dorsoduro est le seul quartier à avoir été construit sur la terre ferme, comme le laisse entendre la traduction de son nom : « le dos dur ». Entre le Grand Canal et celui de le Giudecca, on s’y promène en suivant les quais et les rues tracées sur des canaux comblés. A son extrémité se dresse la Punta della Dogana, l’édifice qui abritait la Douane de mer depuis 1682. Reprise par François Pinault (qui possède aussi le Palazzo Grassi) et restaurée par l’architecte Tadao Ando, elle abrite depuis 2009 les expositions temporaires tirées des fonds de la collection Pinault.

-La basilique Santa Marria della Salute

La basilique Santa Marria della Salute s’élève majestueusement à proximité de la Punta della Dogana. Idéalement située au débouché du Grand Canal, la vue depuis ses escaliers permet d’embrasser du regard les principales splendeurs de Venise, de San Giorgio Maggiore en passant par le bassin de St-Marc et sa célèbre place. Construite pour conjurer l’épidémie de peste qui avait ravagé la République, elle se repère de loin grâce à son grand dôme. Avant de parvenir à l’édifier, il a fallu planter plus d’un million de pieux longs de 4 mètres qui supportent toujours le poids de l’édifice. L’architecte Longhena y a œuvré de 1631 à 1687, mais il n’a pas pu voir achevé ce chef d’œuvre de l’architecture baroque. A l’intérieur, dans les chapelles qui entourent la coupole, on pourra admirer les œuvres du Titien qui ornent les plafonds. Restaurée en 1976, la basilique est plus belle que jamais !

Dorsoduro possède aussi trois superbes musées à découvrir en bordure du Grand Canal. Les Gallerie dell'Accademia font face au pont du même nom. On y admire tous les grands noms de la peinture vénitienne du XIVe au XVIIIe siècle : Tiepolo, Véronèse, Le Tintoret, Giorgione, Bellini… Dans le Palais Venier dei Leoni qui n’a jamais été achevé, on ira voir les œuvres contemporaines (Picasso, Pollock, Magritte, Dali…) de la collection de Peggy Guggenheim. La superbe Ca’Rezzonico est assurément l’un des plus beaux palais du grand canal. Autrefois demeure de la famille Rezzonico, le palais abrite à présent une Musée du XVIIIe siècle à Venise. Tiepolo a largement contribué à la décoration des intérieurs. On y trouve aussi de nombreuses œuvres de Pietro Longhi, mais aussi de Canaletto et de Francesco Guardi

Dorsoduro est aussi riche de nombreuses églises. L’Église San Sebastiano a été décorée par le peintre Paul Véronèse, qui y est aussi inhumé. On ira aussi voir les églises Santa Maria dei Carmini, San Pantalon, San Nicolò dei Mendicoli, San Trovaso… Pour voir une belle ribambelle de palais, il suffit de suivre le Grand Canal en admirant les façades du Palazzo Moro, du Palazzo Loredan, du Palazzo Barbarigo et de la Ca'Dario. Enfin, c’est aussi à Dorsoduro que se trouve le squero de San Trovaso, le célèbre chantier naval où sont construits les bateaux à rames et les célèbres gondoles de Venise.

- La Giudecca et San Giorgio Maggiore

Bordée par le Canal de la Giudecca, l’autre grand canal qui se jette dans le bassin de Saint-Marc, l’île de la Giudecca se trouve un peu à l’écart de Venise, à la bonne distance pour offrir des vues magnifiques. En fait composée de huit îles, elle fût un lieu d’exil avant de profiter aux riches vénitiens qui en firent leur villégiature. On y trouvait aussi plusieurs chantiers navals. Plus au calme que dans le centre de Venise, on s’y promène pour longer son long quai et pour découvrir l’église Zitelle conçue par Palladio, et celle du Rédempteur, où se déroule la fête du même nom chaque mois de juillet.

A l’extrémité de la Giudecca dont elle est séparée par le Canal de la Grâce, l’île de San Giorgio Maggiore est dominée par la superbe cathédrale du même nom. Cette création d’Andrea Palladio débutée en 1566 sera achevée après sa mort, un siècle plus tard. Elle abrite des toiles du Tintoret, donc La Cène, l’une de ses œuvres majeures. Véronèse y avait peint Les Noces de Cana pour le réfectoire, mais la grande œuvre est à présent à voir au musée du Louvre. La vue depuis le Campanile est une des plus belles de la ville. A côté, on pourra visiter la Fondazione Giorgio Cini installée qui occupe le cloître et l’ancien couvent.

- Les îles de la lagune

La lagune de Venise compte plus d’une centaine d’îles, parfois accessibles par un simple pont, souvent plus lointaines. On aimerait les visiter toutes, mais deux d’entre elles méritent particulièrement l’attention.

- Murano

A 1,5 km de Venise, l’île de Murano est partagée en deux par le Canal Grande, qu’un seul pont traverse. Son nom évoque immédiatement une spécialité universellement connue : le travail du verre. Les premiers verriers ont installé leurs fours et leurs ateliers ici à partir du XIIIe siècle, contraints et forcés, pour éviter les incendies qui menaçaient Venise. Leur savoir-faire se fera bientôt connaître dans toute l’Europe, notamment dans les cours royales. La tradition se perpétue, et de nombreuses galeries proposent les bijoux, objets, verres et vases sortis des ateliers. Leur visite et les démonstrations de soufflage de verre restent toujours aussi impressionnantes. Bien entendu Murano se devait d’avoir un Museo del Vetro, installé dans le Palais Gustiniani. On pourra aussi profiter des palais et des beaux jardins de l’île et visiter la très belle église Santi Maria e Donato, au superbe pavement de mosaïque.

- Burano

A 7 km de Venise, l’île de Burano s’est rendue célèbre pour ses maisons étonnamment colorées, qui servaient de repère aux pêcheurs par temps de brume. Bien moins grandiloquentes que les palais vénitiens, elles bordent très joliment les canaux et donnent à l’île un charme incomparable. Si Murano est célèbre pour ses verriers, Burano l’est pour ses dentelières, qui perpétuent la tradition née au XVIe siècle, lorsque les femmes de pêcheurs, qui s’étaient fait la main en reprisant les filets de leurs maris, inventèrent des points d’une grande finesse. On découvrira leur savoir-faire au musée de la Dentelle et dans les boutiques (en se méfiant des copies asiatiques). L’île se visite aussi pour son marché aux poissons et pour son église San Martino dont le Campanile penche étonnamment.  Elle est située sur la piazza Baldassare Galuppi, le compositeur né sur l’île. On peut aussi visiter l’île de Torcello dans la foulée.

• Déjà copieux, ce programme n’épuise pas les charmes de Venise. Le visiteur pourra aussi se mêler aux étudiants qui se retrouvent sur le Campo Santa Margherita, se promener autour du célèbre théâtre lyrique de La Fenice et du Campo Santo Stefano, profiter de l’animation des rues étroites qui règne dans Les Mercerie, voir une Venise plus populaire du côté de l’Arsenale…

 

TREVISE

 

Pleine de charme, la ville entourée de rempart émerge dans la plaine de Vénétie. On s’y promène très agréablement en suivant les nombreux canaux peuplés de cygnes et de canards, en profitant des rues piétonnes du quartier de la Passeggiata lungo la restera. En arpentant les rues pavées du centre, on découvrira la cathédrale aux cinq coupoles de la Piazza del Duomo, les palais médiévaux et le beffroi de la Piazza dei Signori, l’imposante Église San Nicolò et sa grande fresque de l'adoration des Rois mages, ou le très élégant Museo Civico Luigi Bailo. Sur l’Isolotto della Pescheria, on ira voir le marché aux poissons et les beaux édifices qui l’entourent. 

CONEGLIANO

Au nord de Trévise, la vieille ville de Conegliano se visite après avoir franchi la Porta Dante, la porte de Dante, ornée d’une belle fontaine de Neptune. Elle se découvre en suivant le Corso Vittorio Emanuele, la belle artère principale bordée de maisons à arcades. Dans les cafés on pourra déguster un Prosecco, le délicieux vin blanc produit dans les vignes qui environnent Conegliano. Dans la cathédrale, on ira admirer les fresques du peintre Cima de Conegliano, l’enfant du pays, l’un des maîtres de la Renaissance vénitienne. La vieille ville possède aussi un château qui abrite deux musées et offre une belle vue sur les environs.

 

VERONE

Nichée dans une boucle de l’Adige, entourée de collines, placée sur un axe commercial qu’empruntait déjà les romains, Verona est universellement célèbre pour son couple d’amoureux. Publiée en 1597, le « Roméo et Juliette » de Shakespeare se déroule en effet à Vérone, devenue depuis la cité romantique par excellence. Possession des Visconti, alliée de Venise, brièvement française, plus longuement autrichienne, la ville deviendra pleinement italienne en 1866 seulement. De son riche passé, elle a accumulé des vestiges romains, des édifices médiévaux, des églises et des palais de la Renaissance.

Parmi les édifices majeurs de la ville on ira voir :

- L’Arena

L’impressionnant amphithéâtre romain de Vérone a été construit au début du premier siècle après J-C. Même s’il a été utilisé comme carrière de pierres à partir de 1840, il est superbement conservé. Comme lors de sa construction, jusqu’à 30 000 spectateurs peuvent y prendre place, notamment lors du célèbre festival d’opéra qui s’y déroule chaque été. Certaines des sculptures qui l’embellissaient sont aujourd’hui exposées au musée Archéologique

- La Piazza delle Erbe

La plus ancienne et la plus belle place de la ville occupe l’emplacement de l’ancien Forum romain. En faisant le tour, on découvrira l'hôtel de ville et la Tour des Lamberti, le palais de justice et le Casa Mazzanti, le baroque Palazzo Maffei ornée de statues de dieux grecs, et le Palazzo del Mercato Vecchio. Nombre de maisons sont décorées de fresques. Cette place sublime est également ornée de monuments. Le plus ancien est la fontaine surmontée de la Madonna Verona, une statue romaine datée de l’an 380. Elle compte aussi deux grandes colonnes en marbre : la Colonne Visconti et la Colonne de Saint-Marc, ornée d’un lion, symbole de Venise. La tribune du XIIIe siècle qui occupe le centre de la place a longtemps été utilisée pour les proclamations publiques.

- La Casa di Giulietta

Sur la Via Cappello, près de la Piazza delle Erbe, les amoureux ne manqueront pas la Casa di Giulietta, la maison de Juliette. Transformée en musée en 1905, cette belle demeure du XIIe siècle aurait été celle de la famille Dal Cappello, nom qui sonne comme Capuleti, ou Capulet en français. Restaurée dans les années 30, on a ajouté un balcon sur la façade, comme celui où Roméo venait déclarer sa flamme à Juliette. La tradition veut que les amoureux s'embrassent sur le balcon et se prennent en photo devant la statue qui représente Juliette.

- Piazza dei Signori

Créée au Moyen Age, l’extraordinaire Piazza dei Signori fut longuement le centre de la vie politique et du pouvoir de Vérone. Elle porte aussi le nom de Piazza Dante, à cause de la grande statue en marbre de Carrare qui orne la place depuis 1865, et qui représente l’auteur de la Divine Comédie. Elle est aussi ornée de deux grandes colonnes, l’une surmontée d’un lion ailé, l’autre d’un christ rédempteur, restent les symboles de la domination de Venise. Entre arcades et loggias, la place est aussi bordée de palais tous plus magnifiques les uns que les autres. On y verra le Palazzo del comune, construit à la fin du XIIe siècle et surmonté de la Tour des Lamberti. On y verra aussi le Palazzo Domus Nova qui servait de résidence aux juges vénitiens, la Casa della Pietà, de style Renaissance, le Palazzo di Cansignorio qui a conservé donjon médiéval, et le Palazzo del Podestà reconnaissable à son arc de triomphe surmonté d’un Lion de St Marc. 

- Les tombeaux des Scaligeri

Près de la Piazza dei Signori, à côté de l’église Santa Maria Antica, l’ensemble funéraire monumental de la famille des Scaligeri (Arche Scaligere en italien) est une splendeur de l’art gothique. Plusieurs membres de cette grande famille y sont inhumés, dont le grand seigneur de Vérone Cangrande della Scala, à qui Dante a dédié le Paradis de sa Divine Comédie.

 

- Toujours à Vérone, on peut aussi visiter l’ensemble fortifié formé par le Ponte Scaligero et le Castelvecchio, qui abrite un intéressant Musée d’art, ou se recueillir devant la tombe de Juliette, à découvrir dans le cloître de l’église San Francesco al Corso. On ira voir la magnifique Basilique romane San Zeno Maggiore pour voir ses portes en bronze ornées de scènes bibliques et son triptyque signé Mantegna. Sur la rive du fleuve, on peut aller voir le Teatro Romano, à ne pas confondre avec la grande arène de Vérone. Un musée archéologique et le convent San Girolamo se trouvent à proximité. Tout proche également, le délicieux Giardino Giusti est à voir pour son belvédère et sa belle allée de cyprès. Dans les restaurants à la gastronomie réputée, les vins de la région sont à l’honneur, et il serait dommage de ne pas y goûter car c’est aussi l’un des plaisirs de Vérone.

 

PADOUE

A l’intérieur des terres, dans la plaine de la Vénétie, au milieu de vertes vallées et de collines plantées de vignes se trouve la belle ville de Padova. Dans la ville rendue célèbre par Saint-Antoine, on découvre avec bonheur la Piazza Cavour et les salles colorées du célèbre Café Pedrochi, niché dans un bel édifice néoclassique ou la Piazza delle Erbe est animée par son marché qui s’y tient depuis le Moyen Âge ou encore la belle façade du Palazzo della Ragione bâti entre deux belles places. On ira aussi voir le Duomo, la belle église à laquelle Michel-Ange a contribué. Battistero, le baptistère se trouve à côté. On peut y admirer des fresques superbes de scènes religieuse réalisées par Giusto de’ Menabuoi le peintre du XIVe siècle très influencé par Giotto.

Il faut aussi se promener sur la Via dei tadi et sur les rives du canal pour découvrir ses arcades et ses rues aux vieux palais. Au Museo Diocesano qui occupe le Palazzo Vescovile, on ira admirer le salon des Evèques superbement décoré par Bartolomeo Cincani, dit Montagna. La Chiesa degli Eremitani, l'église romane des érémitiques qui a été bâtie en 1276 est aujourd’hui convertie en musée. On y admire notamment des fresques de Guariento di Arpo et de Mantegna.

Si vous avez gardé le meilleur pour la fin, vous irez à la Capella degli Scrovegni, la Chapelle des Scrovegni, qui abrite les 39 fresques peintes par Giotto en 855 jours au début du XIVe siècle. Sur 1000 m2, le peintre représente des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament de manière parfaitement exceptionnelle !

 

TRIESTE

La découverte de la ville passe immanquablement par la vaste Piazza dell’Unità d’Italia, qui fait face au golfe et à la mer. Rénovée en 1999 par l’architecte français Bernard Huet, la Place de l’Unité d’Italie est bordée de palais néoclassiques. Après avoir admiré la Fontaine des Quatre Continents qui occupe le centre, on ira voir l’Hôtel de Ville surmonté de son campanile, les façades du Palazzo del Governo, autrefois le siège de la Lieutenance autrichienne et celle du Palais blanc du Lloyd Triestino. Dans le Palais Stratti, on pourra profiter du magnifique Caffé degli Specchi, le Café aux Miroirs.

Les alentours de la place sont également bordés d’un bel ensemble de musées : Musée Revoltella, Civico Museo Sartorio, Museo Joyce, Museo di Storia ed Arte – Orto Lapidario, Civico Museo d'Arte Orientale, il y en a pour tous les goûts !

Toujours dans les environs de la place, on découvrira l’Arco di Riccardo  édifié au Ier siècle après J.-C., le Teatro Romano qui date du IIe siècle après J.-C. et la Cathédrale di San Giusto, qui date du XIVe siècle. La visite du Château de San Giusto permet de jouir d’un beau panorama du haut de ses remparts.

 

 

MILAN

Au pied des Alpes, la grande métropole lombarde est aussi la capitale du nord du pays. Très active économiquement depuis toujours, la ville de la plaine du Pô est le cœur industriel, commercial et financier de l'Italie. Elle compte aussi de nombreuses universités. Pour le visiteur, c’est le paradis du shopping et des édifices grandioses, à commencer par sa colossale cathédrale.

- Le Duomo

La cathédrale de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Milan, ou Duomo, est un chef d’œuvre du gothique flamboyant. Sa façade richement ornée de statues et d’innombrables clochetons  impressionne par sa puissance. Débutée en 1386 elle sera achevée par Napoléon qui s’était rendu maître de la région (il s’y est couronné lui même roi d’Italie) entre 1805 et 1809. Avant d’y pénétrer, il faut l’admirer sous tous les angles, pour admirer son chevet et ses vitraux. L’intérieur peut sembler bien austère en comparaison de l’exubérance des extérieurs. La hauteur des piliers, la taille des nefs et du transept, le trésor de la crypte les autres œuvres de la cathédrale produisent tout de même une formidable impression. Impressionnante également, la montée dans les tours pour accéder aux terrasses, ce qui donne l’occasion de découvrir d’innombrables statues de marbre. La vue du sommet est admirable !

- La Galleria Vittorio Emanuele

Si vous voulez respecter la tradition, plantez votre talon droit dans les testicules du taureau dessiné sur le sol en mosaïque, puis tournez trois fois sur vous même. A en croire les milanais, votre vœu se réalisera ! Vous pourrez ensuite vous émerveiller des charmes de la vaste galerie marchande qui porte le nom du roi Victor-Emmanuel II d'Italie. Entre la place du Duomo et celle de la Scala, cette grande galerie faite de ciment moulé de couleur ocre, de fer et d’une immense verrière, a été achevée en 1878 par l'architecte Giuseppe Mengoni dans le style néo-classique. Elle abrite de belles boutiques, des cafés et des librairies.

- La Scala

Milan ne serait pas Milan sans la Scala, son célèbre et brillant opéra. On ira le découvrir sur la Piazza della Scala, qui abrite également le Palazzo Marino, un beau palais du XVIe siècle. En face, la sobre façade du célèbre théâtre ne laisse pas deviner la richesse de la salle rouge et dorée. Construit en deux ans à peine par Giuseppe Piermarini, il sera inauguré en 1778, en présence de l’archiduc Ferdinand d’Autriche. Les grands noms de la danse et du Bel canto, les plus grandes cantatrices dont Maria Callas, les chefs d’orchestre les prestigieux, dont Arturo Toscanini se sont produits à la Scala, contribuant à sa légende. Le bâtiment abrite aussi le Museo Teatrale alla Scala qui raconte l'histoire de l'opéra.

- Le Château Sforzesco

Un grand carré fortifié entouré de douves et ponctué de puissantes tours rondes ou carrées forme, dans le centre de Milan, le Castello Sforzesco. Comme son nom l’indique, le château des Sforza a été bâti au XVe siècle par Francesco Sforza, duc de Milan. Longtemps utilisé par les militaires, il est aujourd'hui transformé en musée. On peut y visiter le Musée d’Art ancien et ses collections d’œuvres romanes, gothiques et Renaissance de la région lombarde, une pinacothèque consacrée aux maîtres de la peinture italienne, un Musée des instruments de musique et un Musée archéologique.

 

- Toujours à Milan, on ira admirer « La Cène » de Léonard de Vinci dans le réfectoire de l’église Santa Maria delle Grazie, et les chefs-d’œuvre de la Pinacoteca Ambrosiana. Les amateurs d’art pourront compléter ce parcours avec les salles des musées Del Duomo, ou de la Galleria d’Arte Moderna selon leur goût. On peut aussi tester l’étonnante acoustique de la Loggia dei Mercanti, rejoindre les jeunes milanais qui se donnent rendez vous devant les colonnes de San Lorenzo, s’associer aux supporters du stade de San Siro. Pour d’agréables promenades dans les différents quartiers de la ville, il faut aller voir le canal bordé de maisons du quartier Navigli et son lavoir utilisé par les milanaises jusqu’aux années 50, les gratte-ciel de la zone Garibaldi, ou prendre l’air au Parc Sempione. On peut aussi faire un shopping chic sur Via Monte Napoleone et dans le Quadrilatère de la mode, ou négocier les prix aux puces de la Fiera di Senigallia…

 

NOVARA

Entre Milan et Turin, dans la plaine du Pô, la deuxième ville du Piémont n’a sans doute pas la notoriété qu’elle mérite. Fondée dès l’Antiquité romaine, intégrée à l'Empire des Habsbourg, cédée à la Savoie, la ville a cumulé les influences et les richesses. Dans le centre historique autrefois cerné de murailles, il faut aller voir le symbole de la ville, la Basilique San Gaudenzio ornée de sa superbe coupole haute de 121 mètres. Près de la cathédrale la Cour du Broletto forme un bel ensemble architectural médiéval bordé par le Palazzo del Podestà et par le Palazzetto dei Paratici et d’autres beaux édifices de différentes époques disposés en quadrilatère autour de la cour centrale. On peut aussi admirer les collections piémontaises d'œuvres du XIXe siècle de la Galleria d'Arte Moderna. Le dôme néoclassique de Novare, bâti à l’emplacement du temple de Jupiter des Romains, le palazzo Natta-Isola et sa tour d'horloge, la grande statue équestre de Victor-Emmenuel II qui trône sur la piazza Martiri della Libertà entourée de beaux édifices comptent aussi parmi les charmes de la ville.

 

-La région des lacs

De Côme, de Garde et Majeur : formés à la fin de la dernière période glaciaire, trois lacs superbes s’alignent dans nord du pays, près de la frontière Suisse. Des eaux limpides, des îles, des palais et des jardins superbes plantés sur les rives, des villes magnifiques qui bordent le rivage pour profiter de ce cadre somptueux : la région des lacs possède décidément tous les charmes.

-  Le Lac de Côme

Chaque virage de la route qui cerne le lac de Côme sur 150 km dévoile de nouvelles merveilles ! A moins de 50 km de Milan, dans un décor préalpin, le lac arbore la forme d’un grand Y, avec une ville (Côme, Lecco et Colico) dans chacune de ses branches. S’y ajoutent d’autres admirables stations comme Cernobbio, sur la frontière avec la Suisse, réputée pour ses superbes villas, dont la Villa d’Este, devenue l’hôtel de la jet-set. Bellagio, la « perle du lac », mérite amplement son nom, avec ses luxueux hôtels et ses somptueuses villas aux jardins fleuris et ses ruelles pittoresques. Avec autant de plaisir, on pourra découvrir Varenna, Tremezzo ou Menaggio, emprunter le funiculaire de Côme pour admirer le lac depuis les hauteurs et bien entendu, naviguer sur les eaux pures du lac pour rejoindre Isola Comacina, son unique petite île.

- Le Lac de Garde

A mi chemin entre Venise et Milan, le plus grand lac d’Italie offre une magnifique diversité de paysages grâce à un contraste accentué entre l’Alto Lago entouré de montagnes et de falaises au nord, et le Basso Lago, les rives du sud, bien moins escarpées. Des oliviers, des citronniers et des cyprès bordent les rives de ce petit paradis. Parmi tous les attraits du lac, il faut visiter la Punta di San Vigilio et s’engager sur la péninsule de Sirmione et visiter la petite ville du même nom. Sa forteresse, sa villa romaine, son église Santa Maria Maggiore, comme le charme de ses rues et de ses quais justifient amplement la visite. 

- Le Lac Majeur

Entre Tessin Suisse, Piémont et Lombardie, le lac Majeur est le deuxième d’Italie par sa superficie. Son climat, d’une étonnante douceur, ses eaux couleur saphir parfois couvertes de brume, les charmantes stations qui ponctuent son rivage en font un lieu très apprécié des visiteurs. 

Sur le lac, un petit chapelet d’îles mérite amplement la visite. Il s’agit des îles Borromées, qui portent le nom de leur propriétaire, la famille Borromée présente ici depuis le XVe siècle. Isola Madre, Isola dei Pescatori, Isola Bella, chacune diffère de l’autre. Un grand jardin exotique recouvre presque toute la surface de l'Isola Madre également ornée d’un palais. L'isola dei Pescatori est, comme son nom l’indique, l’île des pêcheurs, la plus modeste mais pas la moins charmante avec ses petites maisons. L’Isola Bella est celle qu’avait choisit Charles III Borromée pour résider dans le magnifique palais baroque qu’il s’est fait construire. Les salons richement décorés de stucs et de marbres, décorés de meubles précieux, de tapisseries et de sculptures ménagent en plus par les fenêtres de superbes vues sur le lac. A voir aussi pour ses arcs incrustés de galets et de pierres qui forment un décor en noir et blanc. De retour sur les rives du lac Majeur, les visiteurs pourront partir à la découverte des belles stations qui bordent son pourtour, avec Stresa, Verbania, Cannobio et Locarno, du côté suisse et Arona, Verbania, Cannobio, Pallanza et Luino en Italie.

- Le Lac d’Orta

Proche du lac Majeur, mais bien moins étendu, le lac d’Orta se visite pour découvrir le délicieux village d’Orta San Giulo. Face à la rive, sur un petit îlot, une basilique et un monastère ont réussi à se nicher, et il faut aller les visiter.

 

TURIN ET LE PIEMONT

 

TURIN

Nichée au pied des Alpes, traversée par le fleuve Pô, la capitale du Piémont est l’une des villes les plus dynamiques de l’Italie. C’est la que se trouve le siège de la « FIAT », la célèbre marque d’automobiles. Son urbanisme et son architecture datent essentiellement du XIXe siècle et le baroque y règne en maître comme on le découvrira en visitant ses magnifiques palais, ses cours cachées et ses arcades. La visite de la ville passe par la découverte de sa vaste Piazza San Carlo, pour admirer ses édifices. Face à la place du Château, le Palazzo Reale, l’ancien Palais royal qui fut la résidence des princes de la maison de Savoie abrite un magnifique escalier des Ciseaux, mais aussi l’armurerie royale et la bibliothèque. Le Palazzo Madama, le Duomo, le Palazzo Carignano sont aussi à découvrir dans la ville.

Le Musée Egyptien est l’un des plus réputés de la ville. La renommée du Museo Egizio est même mondiale. Abrité dans le Palazzo dell’Accademia delle Scienze, il expose les riches collections récoltées par les égyptologues Schiaparelli et Farina et perpétuellement enrichies depuis. Parmi les collections de statues de pharaons, de sarcophages, de chambres funéraires, on accordera un intérêt particulier au temple rupestre de Thoutmès III, sans doute la pièce majeure du musée.

Autrefois abrité dans le Palazzo dell’Accademia delle Scienze mais transféré dans le Palais royal depuis 2012, les amateurs d’art ne manqueront pas la Galleria Sabauda qui expose les trésors de la maison de Savoie. Turin offre aussi d’autres beaux musées. Son Musée National du Cinéma est fameux. D’autres musées encore sont consacrés à l’automobile, aux arts décoratifs, aux arts asiatiques ou à l’art contemporain.

En complément des richesses de la vieille ville, on peut suivre les berges du Pô et profiter de ses charmes champêtres ou au contraire visiter les rues animées qui forment le Quadrilatero. On peut visiter le quartier populaire d’Aurora, prendre l’air à Borgo Po ou dans le parc de San Salvario, ou encore admirer les maisons chic de Crocetta le riche quartier résidentiel.

Il faut aussi s’offrir une vue sur la ville dans son décor alpin. Les points de vue ne manquent pas. Il suffit de monter sur le Mont des Capucins ou de rejoindre le Faro della Vittoria planté en dehors de la ville. Superga (voir plus loin) offre aussi un magnifique panoramique.

 

SUPERGA

Dans la banlieue de Turin, au sommet d'une colline de 670 m d'altitude, la basilique de Superga a été construite de 1717 à 1731 par l'architecte Juvarra. Elle est notamment remarquable pour sa façade et pour son dôme. L’intérieur abrite le « Panthéon » des rois de Sardaigne et de nombreux princes de la maison de Savoie. La vue depuis l'esplanade est un bonheur. Le regard porte sur Turin, sur la plaine du Pô et sur les Alpes.

 

VENARIA REALE

Les somptueuses résidences royales de la famille de Savoie se découvrent dans la grande banlieue de Turin, à  Venaria Reale. Les salles du Palais royal regorgent de richesses, et n’hésitent pas à mêler des œuvres d’art contemporain à ses collections historiques. Les délicieux Jardins de la Reggia pratiquent la même politique. On visitera aussi le Parc naturel de La Mandria pour sa faune et sa flore, mais aussi pour ses beaux édifices.

 

ASTI

A une cinquantaine de kilomètres an sud-ouest de Turin, la ville d’Asti est fameuse pour les vins élevés dans les vignobles qui l’entourent. Ils produisent le célèbre Asti spumante. Le vin n’est pas la seule raison de visiter Asti. La ville, qui organise un palio comme à Sienne se visite pour ses ruelles pleines d’histoire et ses palais. Elle est fameuse pour ses tours érigées par les riches familles de la ville. Elle en compta plus d’une centaine, une quinzaine sont toujours dressées dans le ciel de la ville, notamment sur la belle et triangulaire Piazza Alfieri.

 

LES LANGHE

Connue des gourmets, le territoire des Langhe situé au sud-est de Turin offre de beaux paysages de vignobles ponctués par les silhouettes de ses villages et de ses châteaux. On y cultive aussi « La fille de l’éclair », la fameuse truffe blanche qui portait ce surnom dans l’antiquité. On y élabore surtout des vins - le barolo, le nebbiolo et le barbaresco - réputés dans le monde entier. Pour profiter pleinement de la région, il faut visiter l’antique cité romaine d’Albe, où s’élèvent plusieurs tours seigneuriales dans un centre-ville tout en briques roses. Il faut aussi se rendre dans le délicieux village de Barolo, pour découvrir son château, son musée, et pour s’offrir une dégustation du « roi des vins et vin des rois ».

 

 

LES DOLOMITES

Au nord de l’Italie, dans les Alpes orientales, entre Vénétie et Trentin-Haut Adige, le massif calcaire des Dolomites offre de fabuleux paysages. Le décor d’aiguilles et de parois rocheuses, de glaciers et de lacs des « Monti Pallidi », les Monts Pâles, est même inscrit au patrimoine de l’Unesco. Le calcaire leur a donné cette teinte particulière, mais les Dolomites prennent aussi d’autres couleurs à l’heure de « l’enrosadira », le rougeoiement qui s’empare des monts à l’aube comme au crépuscule. Le massif se visite en suivant la route des Dolomites qui permettait autrefois à Venise de commercer avec l’Allemagne. Au fil de ce long ruban enchanté, on découvre la gorge du Val d’Ega surmontée par le château de Cornedo, le joli village de Nova Levante et le magnifique lac de Misurina, qui serait né des larmes de la montagne… Parmi les splendeurs des Dolomites, on découvrira aussi Madonna di Campiglio, village niché au cœur de la riche végétation de la Val Rendena ou la belle commune d' Ortisei. A 2 239 m d’altitude, on franchira le Passo Pordoi, le col le plus élevé de la route.  

 

- Cortina d'Ampezzo

Au cœur du massif, dans une magnifique vallée encadrée de montagnes, trône Cortina d'Ampezzo, la « Reine des Dolomites ». Elégante festive et mondaine, la station attire chaque hiver les amateurs de ski fortunés. Ses pistes tracées dans un somptueux décor ne sont pas le seul attrait de la prestigieuse station. On s’y promènera avec plaisir, pour découvrir ses belles boutiques.

 

 

FLORENCE ET LA TOSCANE

 

FLORENCE

Florence est la ville d’art et de culture par excellence, l’éblouissante incarnation des charmes de la Toscane et de l’Italie. Berceau de la Renaissance, la ville de Dante est aussi celle d’une famille au destin incroyable : les Médicis, qui allaient embellir sans cesse la ville des rives de l’Arno tout au long de leur règne dynastique, pour en faire la perle de la Toscane.

- Le Duomo

Avec sa façade en marbre, son campanile et surtout sa coupole octogonale en terre cuite, le Duomo, la cathédrale Santa Maria del Fiore, est devenue l’emblème de la ville. L’église, longue de 153 mètres est la cinquième plus grande d’Europe, la troisième d’Italie après Saint-Pierre de Rome et le Duomo de Milan. Erigée à partir de 1296 par Arnolfo di Cambio elle ne sera pas achevée avant 1434 lors de la construction du dôme. Nombre de ses trésors sont à présent exposés au Museo dell’Opera del Duomo qui se trouve à proximité. La cathédrale en a tout de même conservé un bon nombre, comme la grande horloge peinte par le florentin Paolo Ucello et surtout l’immense fresque narrative réalisée par Vasari et Zuccaro pour orner le dôme, et qui représente le Jugement dernier sur 3 600 m2. C’est aussi la cathédrale qui soutient la sublime coupole octogonale dessinée par Filippo Brunelleschi au début du quinzième siècle, premier chef d’œuvre de l’architecture Renaissance. Avec ses 45,5 mètres de diamètre, elle était à l’époque une prouesse architecturale inédite, qui nécessitait de très complexes calculs de forces. Elle fut réalisée sans échafaudage, mais à l’aide de poulies qui servaient à hisser chaque jour 7 tonnes de matériel. La lourde lanterne de pierre posée au sommet leste la coupole, et empêche la structure de s’écarter. Pour mieux admirer ce chef d’œuvre, il ne faut hésiter à se lancer à l’assaut des 460 marches qui permettent d’accéder au sommet !

- Le Campanile

Débuté en 1298, le campanile aligné avec la façade a été achevé en 1349. Son nom est associé à celui du peintre Giotto, mais les travaux ont débuté avec Arnolfo di Cambio et c’est Francesco Talenti qui s’est chargé de les achever. Orné de bas-reliefs et de sculptures, haut de presque 85 m, il comte cinq niveaux couverts de marbres blanc, vert, rose et rouge. On peut grimper les 414 marches qui mènent au sommet pour s’offrir un beau panorama.

- Le Baptistère

Toujours sur la place du Duomo, le Baptistère est lui aussi composé de marbres polychromes. On y baptisait les florentins après avoir franchi ses magnifiques et monumentales portes.

- Piazza della Signoria

Si la place du Duomo est celle du pouvoir religieux, la Piazza della Signoria est celle du pouvoir civil et politique. Ornée d’une belle Fontaine de Neptune et d’une statue équestre de Cosme Ier, la superbe Place de la Seigneurie est aussi bordée de prestigieux édifices. 

- Le Palazzo Vecchio

Sur la Piazza della Signoria, une tour de 94 m signale la présence du Palazzo Vecchio, le Vieux Palais édifié entre 1299 et 1314 par Arnolfo di Cambio, pour abriter la Signoria, le gouvernement de la République Florentine. L’entrée en est gardée par une copie du David de Michel-Ange, (la statue originale est à présent à la Galleria dell'Accademia), qui voisine avec Hercule et Cacus de Baccio Bandinelli. A l’intérieur, l’immense Salle des Cinq-Cents a été construite par Simone del Pollaiolo en 1495, après le renvoi des Médicis par Savonarole. Elle est à voir au moins pour son étonnant plafond peint à compartiments de bois. Il y a bien d’autres merveilles à découvrir dans les salles du palais, comme le Studiolo, le cabinet de travail aménagé par François Ier de Médicis, et qui témoigne de sa passion pour l’alchimie. On découvrira aussi la Salle des audiences et des lys aux superbes plafonds or et bleu, et la Salle des Cartes géographiques, qui expose les cartes du XVIe siècle les 53 cartes peintes à l’huile par le dominicain Ignazio Danti. Egalement sur la place, à côté du Palazzo Vecchio, la Loggia dei Lanzi est une belle galerie aux voûtes en arcades qui abrite un bel ensemble de statues.  

- La Galerie des Offices

A deux pas du Palazzo Vecchio, la Galleria degli Offizi est assurément l’un des plus beaux musées du monde. Créée à l’origine par Cosme Ier de Toscane et construite par Giorgio Vasari, ses cimaises exposent « La Naissance de Vénus » de Botticelli, « L’Annonciation » de Léonard de Vinci, mais aussi des œuvres de Raphaël, du Titien, du Caravage, de Cimabue, de Lippi, de Piero della Francesca ou de Mantegna… D’autres grands maîtres européens, comme Goya ou Dürer, ont aussi trouvé leur place à côté des italiens. C’est tout l’art de la Renaissance, mais aussi du XIIe au XVIIIe siècle qu’on peut admirer dans les galeries du majestueux édifice des Office.

- Le Ponte Vecchio 

Autre monument emblématique de Florence, le Ponte Vecchio qui traverse le fleuve Arno date de 1345. Il est venu remplacer d’autres ponts qui avaient tous été emportés par les crues du fleuve. Soutenu par trois arcs, celui-ci est entièrement en pierre et couvert d'échoppes. Longtemps occupé par des bouchers, des poissonniers ou des tanneurs, professions trop odorantes au goût de Ferdinand Ier de Médicis qui les remplaça en 1593 par des activités plus nobles, notamment l’orfèvrerie toujours présente. Le Corridor de Vasari qui relie le Palazzo Vecchio et le Palazzo Pitti date de la même époque. Ses trois arches centrales offrent une vue magnifique sur le fleuve. On peut aussi en profiter pour se promener le long de la rivière Arno et admirer le Ponte Vecchio sous un autre angle. Il faut aussi se promener à Borgo Santissimi Apostoli, pour aller voir la Loggia di Mercato Nuovo, la belle église de Santissimi Apostoli, le Palazzo Rucellai, et surtout pour profiter du charme des ruelles médiévales du quartier.

- La Galleria dell'Accademia

Le « David » de Michel-Ange est à la Galleria dell'Accademia ce que « La Joconde » est au Louvre. Mais la célébrissime sculpture ne doit pas faire oublier les richesses inouïes du musée transféré en 1784 à proximité du Duomo, dans la rue Ricasoli. Héritier de l'Académie du dessin de Florence créée en 1562, ses collections se sont enrichies au fil du temps, accumulant des œuvres du Pérugin, de Botticelli, de Paolo Uccello… Après les Salles de peintures, on découvrira d’autres merveilles en déambulant dans la Sala del Colosso qui expose les sculptures originales autrefois exposées sur d’autres monuments de la ville, dans la Galleria dei Prigioni consacrée à Michel-Ange, dans la Gipsoteca Bartolini qui rassemble les épreuves en plâtre qui allaient se transformer en chefs-d’œuvre.

Après la visite de la Galleria dell'Accademia, il faut aussi profiter des autres charmes de la Piazza della Santissima Annunziata. La place, ornée de deux fontaines baroques et bordée de superbes arcades, a été enrichie par les œuvres des plus grands architectes. On y découvrira notamment la Basilique de la Santissima Annunziata, l'hôpital des Innocents, et le Musée archéologique national, qui occupe le palazzo della Crocetta construit en 1620.

- Florence propose encore 1001 joyaux. Dans la basilique Santa Croce on ira voir le crucifix de Cimabue, peint en 1265, le cénotaphe vide de Dante et les tombes de Galilée, Machiavel et Rossini. Il faut arpenter le quartier San Lorenzo, où les souvenirs des Médicis sont plus nombreux qu’ailleurs, et le quartier de Santa Maria Novella, pour son église Renaissance et baroque, et pour humer son odorante Officina Profumo-Farmaceutica. Il faut aussi explorer la rive gauche de l’Arno, pour découvrir les belles boutiques et les bars du quartier de l’Oltrarno, changer d’époque pour voir de l’art contemporain à la Fondazione Palazzo Strozzi, admirer le soleil couchant sur la ville depuis la colline qui abrite la basilique San Miniato al Monte…

 

SIENNE

La ville de Toscane s’est fait connaître pour une étrange spécialité : une course de chevaux qui se déroule chaque été deux fois par an, et qui voit s’affronter les dix-sept « contrade », les différents quartiers de la ville. Sienne ne se réduit évidemment pas à son « Palio » et aux festivités qui y sont associées. La belle ville gothique a conservé l’essentiel de son patrimoine du XIVe siècle, le temps de sa splendeur.

La Piazza del Campo sur laquelle se déroule la course, se visite en premier. En posant les pieds sur son sol pavé de briques aux neuf couleurs (pour représenter le gouvernement des Neuf, qui a dirigé la ville au temps de sa splendeur), on découvrira la Fonte Gaia, la grande Fontaine de la Joie réalisée entre 1409 et 1419 par le Jacopo della Quercia. Sur les côtés de la place, on découvre la Torre del Mangia, haute colonne de brique surmontée d’un impressionnant clocher, avec à ses côtés la Capella di Piazza construite après un vœu prononcé lors de l’épidémie de peste de 1348. Le Palazzo Pubblico est un autre édifice emblématique de la place et de la ville. Construit entre 1297 et 1310, il était autrefois le siège du pouvoir. On le visite aujourd’hui pour admirer ses fresques, ses tapisseries et les collections du Museo Civico. Proches des arcades de la splendide Loggia della Mercanzia qui abritait le tribunal des marchands. Trois rues alléchantes partent de là, mais un tour sur la via di Città est vivement conseillé, pour voir sa Torre delle Sette Seghinelle et ses superbes palais médiévaux : le palazzo Marsili, le Palazzo Chigi Saracini et le Palazzo delle Papesse, qui abrite de plus le musée d'art contemporain de Sienne.

- Le Duomo

Le Duomo, la cathédrale gothique, est l’autre immanquable de la ville. Edifiée de 1196 à 1382, elle étonne par sa taille et par son magnifiquement décor de marbres aux différents coloris. Elle aurait pu être plus grande encore, mais le Duomo Nuovo n’a pas été achevé. On peut néanmoins voir ses colonnes en plein ciel. A l’intérieur du Duomo, d’autres colonnes en marbre noir et blanc séduisent le visiteur, comme les scènes représentées en marqueterie de marbre sur le sol. La nef comme les chapelles regorgent également d’œuvres d’art.

- Sienne offre aussi un bel éventail de musées. Près du Duomo, l’hôpital Santa Maria della Scala qui abritait les pèlerins sur le chemin de Rome est de devenu le SMS, un bel ensemble de musées qui font cohabiter l’archéologie et l’art contemporain. Dans le Museo dell’Opera del Duomo, ou musée de l'Œuvre, on pourra admirer des œuvres extraites de la cathédrale. A la Pinacothèque Nationale sont exposés les trésors des peintres siennois du XIIe au XVIIe siècle. Près de la belle église gothique Sant’Agostino, on peut aussi profiter du Musée d’histoire naturelle et du jardin de l’Accademia dei Fisiocritici, fondée au XVIIe siècle et qui expose dans sa grande cour et dans ses salles de précieux échantillons de minerais, de plantes ou de squelettes.

- La balade peut se poursuivre dans les autres Terzi de Sienne, les autres quartiers historiques de la ville. Dans le Terzo di Camollìa, on découvre la Basilique gothique San Domenico posée sur son rocher, les bastions de la forteresse de Santa Barbara, les commerces et les palais qui bondent sur la Via di Camollia comme sur la Via Branchi di Sopra. Dans le Terzo di San Martino, Santa Maria dei Servi offre une vue parfaite sur la ville.

 

PISE

Sa tour penchée est universellement célèbre, mais saviez vous que la ville des bords de l’Arno fut suffisamment puissante pour rivaliser avec Gênes et Venise ? Elle cumule des édifices aux architectures romanes, gothiques et de la Renaissance.

- Piazza dei Miracoli

Les étrusques et les romains occupaient déjà l’emplacement de l’étonnante Piazza dei Miracoli, la place des Miracles, dont le nom s’inspire de l’œuvre du poète Gabriele d'Annunzio. Couverte d’une agréable pelouse au XXe siècle, elle attire des millions de visiteurs qui viennent admirer ses quatre splendeurs, la célèbre tour penchée, la cathédrale, le baptistère et le cimetière.

- La Tour de Pise

Composée de 29 424 pierres taillées, haute de 58,36 mètres pour un diamètre de 15 mètres, la Tour de Pise ne serait pas devenue aussi célèbre sans son étonnante inclinaison d'environ 5,5°. La tour est le campanile de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption qui la jouxte. Son édification a débuté en 1173, pour s’achever en 1372 seulement. Il est vrai que son inquiétante inclinaison, constatée après l’achèvement du troisième étage, a interrompu le chantier pendant près d’un siècle. Parce qu’elle commençait à pencher vraiment trop, au risque de s’effondrer, des travaux ont été entrepris pour la redresser, et miracle, ça a marché !

- La Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

Le Duomo est le plus imposant édifice de la place. Cette superbe cathédrale romane à cinq nefs de marbre blanc a été conçue par l’architecte Buscheto à partir de 1063, pour être consacrée en 1118 et achevée dans les années qui suivirent. A l’extérieur, on peut admirer la belle alternance de blancs et de rayures plus sombres, d’inspiration arabe. Dès l’entrée, les scènes représentées sur la Porta di San Ranieri impressionnent. À l’intérieur, on ira voir l’imposante chaire de Giovanni Pisano, le plafond à caissons en bois qui couvre la nef, les mosaïques de la conque de l'abside et les autres riches décorations qui ont survécu à l’incendie de 1595. La coupole, rénovée récemment, est plus belle que jamais !

- Le Baptistère Saint-Jean de Pise

Lui aussi dressé sur la Piazza dei Miracoli, le Battistero di San Giovanni, a été édifié entre 1152 et 1363, en mêlant architecture romane et gothique, puisque chaque niveau offre un style différent. Dédié au baptême chrétien, il vient en complément de la cathédrale qui lui fait face et du cimetière. Sa grande coupole est revêtue de tuiles rouges d’un côté et de feuilles de plomb de l’autre. Ses matériaux, notamment du marbre blanc et gris, sont en concordance avec ceux de la cathédrale. Le Baptistère ménage une autre surprise à l’intérieur, avec son extraordinaire acoustique provoquée par son double dôme. La démonstration en est faite toutes les demi-heures, lorsqu’un chanteur provoque une étonnante réverbération de sa voix qui se propage dans l’édifice.  

- Le Camposanto monumentale

Le quatrième grand édifice majeur de la place est un cimetière, qui vient compléter le cycle de la vie qu’évoquent les autres monuments. Selon la légende, sa terre aurait été rapportée du Golgotha par l’archevêque de Pise Ubaldo de Lanfranchi et mélangée à la terre pisane. Depuis 1277, derrière ses longs murs de marbre abritent des tombes précédemment dispersées. Les superbes fresques qui ornaient le Camposanto ont été largement détruites lors de la Seconde Guerre mondiale, dont le Triomphe de la Mort réalisé au XIVe siècle par Buonamico Buffalmacco. La plupart de ses chefs-d'œuvre ont été récupérés. Ils peuvent être admirés dans la Sala Affreschi, la salle des fresques et au Museo delle sinopie, le Musée des sinopie, tout proche. Le Camposanto abrite aussi d’admirables monuments funéraires de notables locaux, notamment des membres de la famille Médicis. On peut aussi profiter de sa très riche collection archéologique. 

- On devra encore patienter pour visiter le Museo dell’Opera del Duomo, encore en cours de rénovation, mais on pourra se rattraper au musée national de Pise qui expose un bel ensemble de  sculptures et de peintures de quelques grands artistes toscans dans l’ancien couvent bénédictin de San Matteo.

- Dans le reste de la ville, les palais sont évidemment nombreux. Sur la Piazza dei Cavalieri, le Palazzo della Carovana est un magnifique édifice baroque orné par les bustes des grands-ducs de Toscane. Il ne faut pas manquer non plus le Palazzo Blu placé face au fleuve et qui expose les œuvres de la Fondazione Pisa. Les amoureux des belles églises se rendront sur la rive gauche de l’Arno, pour aller voir la petite mais superbe Église Santa Maria della Spina. L’édifice gothique, qui abrite une épine de la couronne du Christ (la fameuse Spina) a été déplacée pierre par pierre pour l’élever au dessus du fleuve. Les amateurs de belles fortifications médiévales ne manqueront pas la Cittadella Vecchia, qui semble surveiller l’Arno du haut de sa Torre Guelfa, et la Cittadella Nuova, ou Giardino Scotto, elle aussi placée sur le fleuve, avec vue sur la ville ! Après tant de beautés culturelles vous aurez peut être envie de belle nature, alors foncez au parc naturel Migliarino-San Rossore-Massaciuccoli. Sur plus de 20 000 hectares qui longent la côte, vous y découvrirez des lacs et des marais, une belle forêt et des centaines d’espèces d’oiseaux, de poissons et de tortues.

 

LUCQUES

A quelques kilomètres de la côte ligure et de la mer Tyrrhénienne, Lucques c’est aussi Lucca en italien. La ville natale de Giacomo Puccini fut longuement une république indépendante. Le commerce de la soie lui assurera une belle prospérité, au point de devenir un temps la capitale de la Toscane. Elle sera rattachée au grand duché de Toscane en 1847. Cité fortifiée, ses murailles enserrent un nombre étonnants d’églises romano-pisanes et de palais. On ira aussi voir les belles portes historiques qui ponctuent la Passeggiata delle Mura, l’enceinte de la ville, la superbe Place de l’Amphithéâtre, ou le Palais Pfanner et son très remarquable jardin.

 

AREZZO

Etrusque puis romaine avant de devenir une commune libre en 1098, la superbe cité fortifiée passera sous la domination de Florence en 1384, avant de rejoindre l’Italie unifiée. Sa Piazza Grande, grande place en trapèze étonnamment inclinée, en est la principale attraction. On y découvrira l’impressionnant Palazzo delle Loggie, le Palais du Tribunal et les autres édifices remarquables qui cernent la place. Une visite d’Arezzo permettra aussi de découvrir le Duomo qui domine la cité médiévale, le Palazzo del Governo et l’église San Francesco, mais aussi la Maison de Pétrarque et la Forteresse Médicéenne édifiée au XVIe siècle, endroit idéal pour s’offrir un panorama complet sur la superbe cité.

 

CARRARE

Au Nord de la Toscane, dans les Alpes Apuanes, face à la Mer Ligure, les carrières de Carrare sont exploitées depuis l'époque romaine. Les plus grands artistes de toutes les époques ont sculpté son célèbre marbre. Ils en ont fait des œuvres universelles, comme le David de Michel-Ange ou la Tour de Pise. Bien entendu, la ville est la première à profiter de son « trésor blanc » et le marbre est partout présent dans la ville, même dans la poussière blanche générée par l’activité marbrière. En plus des carrières, certains ateliers de marbriers sont ouverts à la visite, et on ne manquera pas d’assister à leur impressionnant travail. L’Accademia di Belle Arti fondée en 1769 dans la Maison de la célèbre famille Malaspina pour enseigner la sculpture, l'architecture et la peinture possède de belles collections, notamment de sculptures romaines. On peut aussi visiter le Duomo et le beau décor en marbre de l’église de la Madonna delle Grazie.

 

L’ILE D’ELBE

En mer Tyrrhénienne, face à Piombino en Toscane et en direction de la Corse, L’île d’Elbe est la plus vaste de l’archipel Toscan. Portoferraio, la plus grande et la plus active des sept communes que compte l’île, fut la résidence de Napoléon, souverain de l’île le temps de son exil, entre le 4 mai 1814 et sa fuite le 26 février 1815, pour se lancer dans l'aventure des Cent-Jours. Son séjour a profondément marqué l'île. Pour suivre ses pas, on ira voir l'Hôtel de ville de Portoferraio, qui fut la première résidence de Napoléon, et la belle Palazzina dei Mulini, rénovée récemment et aménagée en petit musée. Les passionnés pourront aussi aller voir ses autres résidences : la villa San Martino jolie maison nichée dans un vallon planté de vignes, la forteresse de Porto-Azzurro qui domine le golfe, ou celle de Monte Giove. D’autres lieux encore rappellent le passage de l'Empereur, comme la Fontaine Napoléon à Poggio, où il venait s’abreuver ou la Spiaggia Paolina, où sa sœur Pauline venait se baigner. Ceux qui souhaitent visiter l’île un peu plus en profondeur pourront parcourrir ses sentiers de randonnée, ou aller voir les vestiges romains de Giannutri et la belle plage de Campo nell’Elba, relativement rare, puisque la côte est surtout entourée de falaises.

 

NAPLES ET LA CÔTE AMALFITAINE

 

NAPLES

A l’ombre du redoutable Vésuve, face à une baie superbe, Naples est une ville à part. Sa longue histoire s'étend sur plus de vingt-huit siècles. Elle connaîtra son apogée en devenant capitale du Royaume de Naples et du Royaume des Deux-Siciles avant de rejoindre le Royaume d’Italie en 1860. Aujourd’hui décrépie et sublime, pauvre mais étonnamment vivante, ses étroites ruelles et ses belles places abritent des vestiges antiques, des fontaines, des palais et pas moins d’un millier d’églises. Sa sublime gastronomie ne se résume pas à ses célèbres pizzas. Naples, c’est l’âme du sud de l’Italie !

- La Basilique San Francesco di Paola et le Palais Royal

Bon nombre des monuments majeurs sont concentrés dans le centre historique, sur et autour de l’immense Piazza del Plebiscito. Ornée de grandes statues équestres et entourée de beaux édifices, elle est dominée par la Basilique San Francesco di Paola, achevée en 1836, et qui emprunte son allure à Saint-Pierre de Rome et au Panthéon. En face se trouve le Palais Royal construit à partir de 1600 sous le règne des Espagnols. Occupé par les Bourbons, par les souverains de la Maison de Savoie et par Murat durant son règne sur le royaume de Naples, le palais a été souvent remanié. A l’intérieur, on pourra visiter la cour, emprunter le grand escalier en marbre de Carrare, arpenter les riches appartements royaux, la salle du trône, la salle des ambassadeurs, la chapelle palatine et la bibliothèque. 

- Le Théâtre San Carlo

A proximité, le Théâtre San Carlo a ouvert ses portes en 1737, sous le règne de Charles III de Bourbon. Construit dans le style néoclassique par l’architecte Giovanni Antonio Medrano en huit mois à peine, il sera détruit par un incendie en 1816. La passion napolitaine pour le chant lui redonnera une nouvelle vie. Rossini et Donizetti ont notamment dirigé le Théâtre San Carlo, qui compte assurément parmi les plus célèbres théâtres lyriques d’Italie.

- La galerie Umberto Ier

Comparable à celle de Milan, la galerie Umberto Ier fut édifiée entre 1887 et 1891. Elle porte le nom du souverain de l’époque. Sous sa grande verrière néobaroque et Belle Époque imaginée par Emanuele Rocco sur un plan cruciforme, ses allées abritent des habitations et de charmants commerces. Les napolitains et les touristes sont nombreux à venir se retrouver dans les quatre branches de la belle et grandiose galerie.

- Le Castel Nuovo

Face à l’actuel port des ferries, le Castel Nuovo fut nouveau il y a bien longtemps. C’est Charles d’Anjou qui fit ériger cette puissante construction gothique à partir de 1279, dans cette ville qu’il avait élue capitale pour remplacer Palerme. Assiégé à plusieurs reprises au cours de l’histoire, souvent remanié, on le visite pour apprécier ses puissantes tours circulaires et son Arc de triomphe Renaissance, ajouté à la porte principale pour célébrer l'entrée Alphonse Ier dans Naples. L’intérieur abrite diverses institutions, mais de nombreuses salles se visitent. Elles ont presque toutes une page d’histoire à raconter. On peut aussi visiter le Musée civique de la ville de Naples. En complément du Castel Nuovo, un petit détour par la belle Piazza Municipio est conseillé, au moins pour aller voir sa belle fontaine monumentale signée par le père du Bernin.

- Le Castel dell'Ovo

Sur le front de mer, dans le quartier de Chiaia, solidement planté sur un îlot rattaché à la ville par un petit chemin charmant qui fait le bonheur des photographes, le Castel dell'Ovo est le plus ancien château de Naples. C’est à son emplacement qu’est née la ville après l’arrivée des Cumains au VIe siècle avant J-C. Des siècles plus tard, Robert d’Anjou fera ériger cette puissante forteresse et ses tours carrées. Il doit son curieux nom de Château de l’Œuf à une histoire ancienne sans doute imaginée par le poète Virgile : un œuf magique déposé sous les fondations par un sorcier soutiendrait l’ensemble de l’énorme édifice, et malheur à qui le ferait disparaître ! Entre ses murs épais, on pourra découvrir la Tour De maître et le donjon circulaire de la Tour Normande, les cellules des moines creusées dans la roche et le réfectoire des cénobites. Les terrasses permettent d’admirer la ville et les environs, puisque la vue porte jusqu’au Vésuve, de l’autre coté du Golfe de Naples.

- La rue Spaccanapoli

Naples compte de nombreuses rues typiques, mais celle de Spaccanapoli, étroite, grouillante et populaire, résume à elle seule l’âme napolitaine. Elle divise en deux la ville entre le nord et le sud, en reprenant le tracé du decumanus de la cité romaine. Longue de deux kilomètres, elle prend de fait plusieurs noms (Via Pasquale Scura, Via Benedetto Croce et via San Biagio dei Librai…), entrecoupée de « respirations » comme la Piazza San Domenico Maggiore. En la parcourant on découvre de nombreuses églises, notamment celles de Santa Chiara et du Gesù Nuovo, des cloîtres et des chapelles. C’est aussi un quartier de boutiques et d’échoppes occupées par des artisans qui exposent tout le savoir-faire napolitain. Entre la Spaccanapoli et la via dei Tribunali, la via San Gregorio Armeno concentre de nombreuses boutiques spécialisées dans les célèbres crèches napolitaines.

- Naples se découvre de bien d’autres manières : les amateurs de visites souterraines partiront à la découverte de la Galleria Borbonica, creusée au XIXe par les Bourbons, des Catacombes de San Genero, qui abritent 2 000 niches mortuaires et 500 tombes paléochrétiennes, ou de l’impressionnant ossuaire du cimetière des Fontanelle. Les amoureux des belles églises seront eux aussi comblés en découvrant les œuvres d'art commandées par Raimondo di Sangro pour la baroque Capella Sanseverro. Ils iront voir les reliques de San Gennaro dans la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, en espérant que le miracle du sang liquéfié du saint patron de Naples se produira devant eux. Dans le Palazzo degli Studi, on peut admirer les collections d’antiquités grecques et romaines du Musée archéologique national, l’un des plus riches dans ce domaine. On peut aussi prendre de la hauteur dans le Parco Virgiliano, partir à la conquête du Castel Sant’Elmo au sommet de la colline du Vomero, observer de plus près le fascinant Vésuve, découvrir les îles de l’inégalable baie de Naples…

 

 

CAPRI

Depuis l'Antiquité, la beauté de Capri séduit ses visiteurs. Face à la péninsule de Sorrente, dans la baie de Naples, l’île a servi de lieux de villégiature à l’empereur Tibère. La liste des noms prestigieux s’est bien allongée depuis. On y trouve notamment des grandes figures de la littérature, de l’art et de la jet-set. L’île n’est pourtant pas impressionnante par sa taille, à peine 10 km2 répartis en six kilomètres de long sur presque trois kilomètres de large au maximum. Après avoir débarqué à Marina Grande, les visiteurs découvriront les belles maisons en pierres blanches, les rues bordées de commerces chics et les cafés de La Piazzeta où l’on vient se montrer. L’église baroque Chiesa Santo Stefano, le monastère du XIVe de la Chartreuse San Giacomo et les Jardins d’Auguste, qui sont les autres charmes de Capri-Ville, sont plus austères, mais pas moins charmeurs.

Ceux qui auront la chance de faire le tour de l’île pourront profiter de la Marina Piccola, le petit port situé face aux éperons marins des Faraglioni di Capri et de l’étonnante grotta azzurra, la grotte maritime aux incroyables reflets bleu cobalt. Ils iront voir l'Arco naturale, l’étonnante formation rocheuse creusée par l’érosion au dessus de la mer. Deux villas exceptionnelles ont été les propriétés d’écrivains. Il s’agit de la Villa San Michele du suédois Axel Munthe, et de la villa Malaparte construite à flanc de falaise pour l'écrivain italien Curzio Malaparte. Ils pourront aussi profiter de la vue magnifique offerte par le belvédère de Tragara sur les îlots rocheux, et des ruines de la villa Jovis, qui fut probablement la propriété de l’empereur Tibère. Ils pourront enfin se rendre à Anacapri, l’autre cité de l’île avec Capri, pour emprunter son télésiège qui mène au sommet du mont Solaro qui domine l’île à 589 mètres de hauteur

 

POMPEI

La belle ville romaine de Pompéi comptait environ 30 000 habitants jusqu’au 24 octobre (et non le 24 août comme on l’a longtemps pensé) de l’an 79 après J.-C. Ce jour-là, une brutale éruption du Vésuve éjecte un nuage noir de pierres et de cendres qui entraîne la destruction de la ville. Herculanum et les méconnues Oplontis et Stabies connurent le même sort. Ensevelie sous une épaisse couche de sédiments volcaniques, la ville tombera dans l'oubli pendant quinze siècles, jusqu’à sa redécouverte au tout début du XVIIe siècle. Les fouilles entreprises à partir du XVIIIe siècle mettront à jour un site incroyablement préservé.

Il se visite aujourd’hui en franchissant la Porta Marina, qui se trouvait près du port de l’époque romaine. En arpentant les rues pavées, le visiteur découvre le Forum qui formait le centre de la ville, les maisons et les villas, les temples, les maisons closes et les théâtres de cette incroyable cité. Il découvre aussi avec émotion quelques uns des 1 150 moulages de corps d’hommes de femmes et d’enfants réalisés vers 1860 par l’archéologue Giuseppe Fiorelli, qui semble avoir donné une vie éternelle aux corps pétrifiés des pompéiens.

 

 

LA CÔTE AMALFITAINE

« Nastro Azzurro », c’est un « Ruban bleu » qui se déroule au sud de la péninsule Sorrentine, dans la région de Campanie, entre Vietri sul Mare et Sant’Agata sui due Golfi. Construite entre 1832 et 1835, cette route côtière qui domine vertigineusement la mer  Tyrrhénienne offre des vues impressionnantes à chacun de ses virages. Son parcours est jalonné de villages perchés, étonnamment incrustés à flanc de falaise, pour mieux défier l’horizon. Au fil de la route on découvrira :

POSITANO

Positano surgit au détour d’un virage. Enrichi par le commerce des navigateurs Maures et Byzantins, le village baroque empile ses maisons multicolores au dessus de la mer pour former un incroyable décor. Avant de partir à sa découverte, il faut descendre sur la Spiaggia Grande, la grande plage qui permet d’admirer le village noyé dans la végétation sous un nouvel angle. En empruntant ses innombrables escaliers, on visitera ensuite les deux parties du village séparées par une falaise, pour découvrir les tours de guet médiévales et les maisons aux innombrables teintes. Dans le centre, l’église Santa Maria Assunta se repère facilement avec son superbe dôme couvert de céramiques bleues, vertes et jaunes. A l’intérieur on pourra voir une Vierge noire byzantine du XIIIe siècle entourée d’une petite légende. Un tour au Palazzo Murat est également une bonne idée. Le palais, qui tient son nom du roi français de Naples sous Napoléon, est devenu un bel hôtel.

AMALFI

Amalfi fut puissante et rivale de Positano, jusqu’au séisme de 1343, qui emporta dans la mer une grande partie de la ville ancienne. Malgré ce malheur, Amalfi reste une délicieuse bourgade dans laquelle on ira découvrir la cathédrale Sant’Andrea, plantée au sommet d’un monumental escalier. Après avoir franchi ses imposantes portes de bronze, on découvrira son intérieur baroque, qui tranche avec le style arabo-normand de la façade qu’il a fallut reconstruire deux fois. A côté de l’église on peut aussi visiter le Cloître du Paradis pour ses belles colonnes en marbre qui cernent un délicieux jardin.

RAVELLO

Ravello se trouve un peu en retrait de la côte qu’elle domine à proximité d’Amalfi. Le petit village perché séduit pour ses jardins et pour ses somptueux paysages que vinrent notamment admirer Wagner ou Virginia Woolf. On débute la visite du village sur la Piazza Duomo, qui accueille un charmant marché, pour découvrir sa cathédrale et son petit musée. Il faut ensuite profiter des superbes jardins de la Villa Cimbrone et de la Villa Rufolo avant d’aller se perdre dans les ruelles de ce superbe village.

- D’autres agréables étapes sont possibles sur la côte, à Praiano, à Atrani, à Conca dei Marini pour aller voir la Grotta dello Smeraldo en partie inondée par la mer, ou encore dans les villages de Minori et Maiori et de Cetara.

 

 

LES POUILLES, LE SUD ITALIEN

Au sud-est de l’Italie, dans le « talon » de la botte, face la mer Adriatique et à la mer Ionienne, la région des Pouilles n’est assurément pas la plus connue. Tout aussi assurément, ce n’est pas la moins intéressante. Plantée de millions d’oliviers, la région dont Bari est la capitale a bien des secrets à dévoiler aux visiteurs.

LECCE

Capitale culturelle de la région des Pouilles, Lecce est un joyau de l’art baroque qui compte plus de quarante églises et autant de palais aux couleurs chaudes et dorées grâce aux calcaire utilisé. Le Duomo, sa cathédrale, est l’une des plus importantes en Italie du Sud. Elle est à découvrir sur une place magnifique. Superbe également, la Piazza Sant’Oronzo est ornée d’une magnifique colonne et bordée de beaux édifices. L’amphithéâtre romain qui se trouve à un pas n’a toujours pas été entièrement exhumé. La ville offre encore quelques trésors, comme la basilique de Santa Croce.

 

OSTUNI

 

Entourée de remparts, perchée sur trois collines qui surplombent de loin la mer Adriatique, la ville d’Ostuni est surnommée « la ville blanche », à cause de la blancheur étincelante de ses habitations. Elle se visite pour sa magnifique cathédrale gothique, pour son riche musée d’art préhistorique niché dans un ancien couvent, ou pour le simple plaisir de se perdre dans son lacis de ruelles où travaillent de nombreux artisans.

 

LA VALLEE D’ITRIA

 

Dans les Pouilles centrales, la vallée d’Itria est un beau terroir de terre rouge planté de vignobles et d'oliveraies. Elle est aussi appelée vallée des Trulli, du nom de ces étonnantes maisons circulaires faites de pierres sèches assemblées sans mortier et coiffées d’un toit conique.

 

ALBEROBELLO

 

C’est le village d’Alberobello qui abrite le plus grand nombre de Trulli. On en dénombre environ 1 500, plantés sur les collines de la Rioni Monti et de l’Aia Piccola. L’ensemble est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Parmi eux on cherchera le Trullo Sovrano, le seul à compter deux niveaux, ce qui lui donne 14 mètres de hauteur. Réparti dans plusieurs trulli, le Museo del Territorio permet d’en savoir plus sur le mode de vie traditionnel de la région. On visitera aussi la Chiesa di Sant'Antonio, qui s’inspire elle aussi de l’architecture locale.

 

 

LOCOROTONDO

La vallée se visite aussi pour le village de Locorotondo, le « lieu rond », ainsi nommé à cause des maisons blanches enroulées en boucle dans le centre historique placé au sommet d’une colline. Dans les vignes alentours, on produit un vin blanc qui porte le nom de cette charmante cité qui figure dans la liste des plus beaux villages d'Italie.

 

CISTERNINO

Cisternino est un autre joyau de la vallée d’Istria. Dans le village posé sur une terrasse calcaire qui domine une campagne parsemée de trulli, il faut aller voir les maisons blanchies à la chaux, les ruelles bordées d’arcades, d’escaliers et de petites loggias. Le village compte aussi quelques beaux monuments comme le Palazzo Capece et sa Tour du Vent, la Porta Grande qui donne accès à la ville, et de nombreuses églises, sanctuaires et couvents.

 

MATERA

Dans la région voisine du Basilicate, planté au sommet du plateaux des Murge, Matera est un étonnant village troglodyte connu pour ses Sassi, les habitations creusées dans dans le tuf calcaire. Occupées par les hommes depuis la préhistoire, mais devenue « honte nationale » dans les années 50, ces étonnantes habitations ont été réhabilitées et font le bonheur des visiteurs. La ville possède aussi, avec Santa Maria della Bruna, une belle cathédrale romane. Bien connue des cinéastes qui ont été nombreux à venir tourner, célébrée par l’Unesco qui l’a ajoutée à la liste de son patrimoine, Matera sera aussi capitale de la culture en 2019.

 

LA SICILE

Séparée de l’Italie continentale par le détroit de Messine, la plus grande île de la mer Méditerranée est suffisamment riche et belle pour remplir à elle seule un fabuleux voyage. L’ancienne Trinacria, l’île aux trois pointes, possède en effet des plages et des montagnes, un volcan mondialement célèbre, des plaines et des vallées aux terres fertiles plantées de vignes, d’oliviers et de citronniers. Dans les villes et les villages, on découvrira les vestiges de son étonnante histoire. Peu de territoires furent en effet aussi souvent disputés : peuplée par les Sicules plus d’un millénaire avant JC, avant d’être aménagée par les comptoirs phéniciens et les colonies grecques, l’île sera enlevée par Rome à Carthage après la première guerre punique. Elle aura aussi vu les Vandales et les Ostrogoths sur son sol. Devenue byzantine, normande, puis musulmane, l’île fut aussi angevine, et espagnole avant d’entrer dans le giron de la Maison de Savoie, pour intégrer enfin le royaume d’Italie en 1861.

TAORMINA

Une falaise de 200 m, une mer omniprésente, l’Etna en toile de fond, de superbes vestiges médiévaux et romains : la petite ville de Taormina n’a pas usurpé sa réputation de petit joyau sicilien. Son Théâtre antique, bâti au dessus de la ville par les grecs trois siècles avant J-C puis modifiés par les romains, est une pure splendeur. Ses ruines dominent le paysage et offrent un incroyable panorama. On arpentera ensuite le Corso Umberto Ier et les ruelles qui sillonnent le « Saint-Tropez sicilien », pour découvrir le Palazzo Corvaja, la Torre dell’Orologio, la fontaine baroque et la belle église de la Piazza del Duomo…

 

SYRACUSE

 

Le seul nom de Syracuse suffit à faire rêver. Située sur la côte sud-est de l’île, la ville a connue la domination des gréco-romains, des byzantins, des arabes, mais aussi des normands et des aragonais. Au temps de sa splendeur, elle rivalisait avec Carthage et Athènes. Son théâtre Grec a vu passer Eschyle et Platon. Si la ville moderne n’a guère de charme, la magie opère dès qu’on pénètre dans le parc archéologique situé à proximité, ou sur l’île d’Ortygie, la Syracuse historique, après avoir franchi le Ponte Nuovo et l’étroit canal qui la sépare de la terre. Dans les ruelles de la ville, les palais et les églises se succèdent et conduisent jusqu’au château Maniace, la citadelle qui fait face à la mer. Dans le parc archéologique, les visiteurs pourront découvrir  la Fontaine d'Aréthuse, le Théâtre Grec, l'Amphithéâtre romain, et s’étonner des effets acoustiques de l'Oreille de Dionysos.

 

• La Vallée des Temples d'Agrigente

La longue histoire d’Agrigente débute avec les grecs, en 581 avant J.C. Fortifiée, embellie, détruite et rebâtie, la belle vallée suscitera la convoitise des Carthaginois, des Romains, des Byzantins, des Maures et des Normands. Cette longue histoire a laissé de nombreux vestiges. Eparpillés dans le Parc archéologique, les visiteurs découvrent des vestiges de maisons d'habitation et de nombreux temples dédiés à Héraclès, à Zeus, à Héra… En complément de toutes ces merveilles en plein air, le site abrite aussi un musée archéologique. Dans une vingtaine de salles, on peut admirer des céramiques, des sculptures, des pièces de monnaie, des sarcophages… Des maquettes de temples permettent aussi de mieux éclairer la visite.

 

• Piazza Armerina

La petite ville se visite pour son Château des Aragonais, sa Cathédrale de l'Assomption, ses églises et ses palais. Elle est surtout fameuse pour sa Villa Romaine du Casale, une merveille archéologique qui abrite des pavements en mosaïques parfaitement conservés depuis leur création, dans la seconde moitié du IVe siècle après J-C.

 

PALERME

Le comptoir phénicien fondé huit siècles avant J-C a connu une longue histoire. Il a souvent changé de mains avant de devenir la plus grande ville de Sicile et sa capitale. La ville a conservé de magnifiques édifices des époques normandes, médiévales et baroques. On ira les découvrir en suivant le Corso Vittorio Emanuele, qui traverse la ville d'est en ouest, et en empruntant les autres grands axes historiques. Sur la Piazza Indipendenza, le promeneur découvrira le Palazzo dei Normanni au milieu de ses jardins, et la superbe Chapelle Palatine riche d’étonnantes mosaïques et d’un magnifique plafond en bois. Le carrefour des Quattro Canti, cœur battant de la ville, est bordé de palais baroques et de belles fontaines. Sur la Place Pretoria, la monumentale Fontaine Pretoria est célèbre notamment pour son surnom de Fontana della vergogna, ou de la honte, à cause de ses nombreuses statues de personnages dénudés. La Martorana, le complexe construit par les Normands au XIIe siècle, mélange avec bonheur des mosaïques byzantines, des chapiteaux arabisant et des fresques baroques. Il faut aussi aller voir la Piazza Marina, qui abritait le siège de l'Inquisition. Pour profiter pleinement des charmes de la ville, il faut arpenter l’Albergheria, le Capo, la Loggia et la Kalsa, les quatre quartiers historiques de Palerme.

 

MONREALE

A 10 km de Palerme, dominant magnifiquement la Conca d'Oro, la plaine de la « coquille d'or » à la terre fertile plantée d'agrumes, Monreale était un domaine de chasse réservé aux rois Normands. Guillaume II y fera construire un palais, bientôt entouré d’un centre historique. Dédiée à la Vierge Marie, la cathédrale Santa Maria Nuova encadrée par deux tours, est célèbre pour son superbe cloître et pour ses mosaïques réalisées par des artistes locaux et par d’autres venus de Venise. Parmi d’autres splendeurs de la ville, il faut aussi profiter de la vue offerte sur la plaine depuis son belvédère.

 

ERICE

A 750 m d’altitude, dominant la plaine de Trapani, Erice fut un centre religieux réputé et la petite ville médiévale regorge d’églises, de monastères et de chapelles. Erice est surtout réputée pour son impressionnant château normand du XIIe siècle, qui épouse les roches du Monte San Giuliano.

 

SEGESTE

A l'ouest de l’île, sur le mont Bàrbaro, Segeste est un autre superbe témoignage de l’Antiquité niché dans un site exceptionnel. A l’extérieur de la ville, son théâtre grec construit à flanc de colline domine le joyau de Segeste : son temple dorique bâti en calcaire à la fin du Ve siècle. Plantées sur un soubassement à trois degrés, ses 40 puissantes colonnes soutiennent la base d’un toit qui ne fut probablement jamais achevé.

NOTO

Noto a connu un grand malheur avec le séisme de 1693 qui a ravagé le Val di Noto. Ses habitants ont reconstruit une ville nouvelle sur la colline de la Meti, à quelques kilomètres de la première. Giovanni Battista Landolina, le marquis de San Alfano, a pu donner libre cours à ses talents d’urbaniste. Des architectes ont exprimé leur talent sur ce terrain vierge, en utilisant les belles nuances dorées du calcaire local. On leur doit la plupart des édifices superbement baroques qui font aujourd’hui encore le charme de Noto. Ils se découvrent sur les pentes des places et des rues harmonieusement disposés pour ménager des jeux de perpectives. La Cathédrale de San Nicolo qui date de 1776 est aussi un magnifique exemple du baroque sicilien. Sa coupole, effondrée en 1996, à été refaite depuis.

 

CEFALÙ

Une grande plage, un petit port de pêche, des maisons serrées les unes contre les autres à l’abri de La Rocca, le gros rocher qui la domine : Cefalù ressemble à une parfaite carte postale. Le grand Duomo, la cathédrale voulue par le roi Roger II après avoir échappé à une tempête, ajoute la note parfaite. Construite en un siècle à partir de 1131, elle mêle le style roman aux influences arabo-normandes.

 

CATANE

Sept fois détruite par des éruptions volcaniques et des tremblements de terre, Catane est toujours debout, et suffisamment intéressante pour avoir été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. L’architecte Giovanni Vaccarini lui a donné son style baroque. L’Etna lui a donné ses sombres pierres volcaniques, qui composent la plupart de ses édifices. La deuxième ville la plus peuplée de Sicile se découvre en arpentant la longue Via Etnea, bordée de nombreux commerces. La Via Crociferi résume les splendeurs du génie baroque. La grande Piazza del Duomo alterne autour de sa cathédrale les édifices blancs du calcaire et noirs de lave.

 

 

L’ETNA

Près de Catane, culminant à 3 300 mètres, le plus important volcan en activité en Europe est évidemment indissociable de la Sicile. Ses éruptions, connues depuis près de 3 000 ans, ont accompagné la vie des siciliens durant toute leur histoire. La plus ravageuse fut probablement celle de 1669, lorsqu’un fleuve de lave se déversa durant 122 jours sur le versant sud, détruisant de nombreux villages et même une partie de Catane. Qu’on la fasse par le nord ou par le sud, l’ascension vers le cratère enneigé et les paysages lunaires du sommet ne laisse personne indifférent. Les points de vues sont nombreux et tous extraordinaires. L’Etna s’admire du belvédère de la Valle del Bove qui domine de puissantes murailles de lave, de la Torre del Filosofo, de Punta Lucia…

 

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