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LES IMMANQUABLES

ROME
Capitale de l’Empire romain durant l’Antiquité, puis du pays unifié depuis 1871, siège de la papauté au Vatican : Rome peut s’enorgueillir d’avoir été, avec Athènes, le foyer culturel et artistique de l'Occident. Depuis sa fondation mythique par Romulus en 753 avant J-C jusqu’à nos jours, sa riche histoire s’inscrit sur vingt-huit siècles ! Qu’il soit hérité de l’Antiquité, de la Renaissance ou du Baroque, le patrimoine exceptionnel de la ville se découvre à chaque coin de rue, dans les ruines des temples et des amphithéâtres antiques, dans les innombrables églises et musées, autour des fontaines et sur les places… Assurément, le charme de la « Ville éternelle » ne laissera personne indifférent.
 
• La Rome Antique
 
- Le Colisée
Pour découvrir l’héritage antique de l’empire romain, débuter par le Colisée semble tout indiqué, tant le grand amphithéâtre achevé en l’an 80 symbolise la ville. 50 000 spectateurs pouvaient profiter des combats de gladiateurs et des autres spectacles souvent brutaux qui s’y déroulaient. On ne manquera pas l’arc de Constantin qui se trouve à proximité.
 
- Le Forum Romain
Les vestiges du Forum Romain permettent d’admirer l’arc de Septime Sévère, le temple de Vesta, la basilique de Maxence et les autres merveilles de ce qui fut la plus grande place de la Rome antique.
 
- Les Forums impériaux
Malgré sa taille, l’ancien Forum s’est révélé exigu, et Jules César, Auguste, Vespasien, Domitien puis Trajan ont ajouté le leur. Les Forums impériaux sont aujourd’hui séparés en deux par la via dei Fori Imperiali tracée par Mussolini. Ils se visitent pour découvrir les ruines majestueuses des places, des portiques et des temples.
 
- La colline du Palatin
Des 7 collines qui forment Rome celle du Palatin est particulière, puisque c’est là que nait la légende de la fondation de la ville. C’est en effet au Palatin que la louve aurait sauvé la vie de Romulus et Rémus, les jumeaux abandonnés. Plus tard, le Palatin fut habité par de riches romains attirés par la position avantageuse de la colline, placée entre le Forum Romain et le Circus Maximus. Ils construisent ici leurs villas et leurs palais, à l’image d’Octave, le fils adoptif de Jules César né au Palatin et qui y fera construire son Palais Impérial. Les empereurs suivants suivront son exemple, comme Domitien qui fera édifier le vaste Palais des Flavi enrichi par Tibère, Caligula, Néron et Septime Sévère. De toutes ces splendeurs du passé il ne reste que de magnifiques ruines.
 
- Le Capitole
Autre colline fameuse, le Capitole fut le centre du pouvoir de la Rome antique. Sa sublime Piazza del Campidoglio, ou Place du Capitole, a été largement modifiée par le génie de Michel Ange. On lui doit notamment la Cordonata capitolina, l’escalier en pente douce décoré des statues de Castor et Pollux qui donne accès à la place. Il s’est aussi chargé de la rénovation des façades des deux palais anciens et de la construction du Palazzo Nuovo. C’est aussi lui qui fera venir du Latran la statue équestre en bronze de Marc Aurèle (aujourd’hui une copie) qui orne le centre de la place depuis 1538. Une promenade sur la place permettra de découvrir le Palais des Sénateurs qui abrite la Mairie de Rome. On y verra aussi le Palais des conservateurs et le Palazzo nuovo qui abritent les célèbres musées du Capitole. Parmi tous les chefs-d’œuvre exposés, on peut admirer la sculpture en bronze de la Louve Capitoline, qui allaite Romulus et Rémus comme dans la légende associée à la fondation de Rome. C’est aussi sur les flancs du Capitole qu’on découvrira la basilique Santa Maria in Aracoeli plantée en haut de son escalier. Si la façade a perdu les mosaïques et ses fresques, l’intérieur a conservé son magnifique plafond en bois, son sol en marqueterie et l’ensemble de fresques qui racontent l’histoire de Saint Bernard.
 
- Les thermes de Caracalla
A proximité du Circus Maximus, au pied de la colline de l’Aventin, les thermes de Caracalla s’étendent sur plus de 10 hectares et pouvaient accueillir près de 2 000 romains, qui venaient au bain, mais aussi faire du sport et des affaires. Leur construction a débuté sous le règne de Septime Sévère, mais c’est l’empereur Caracalla qui les a inaugurés en l’an 217. Si les bains impressionnent encore aujourd’hui, la richesse de leur décoration n’a pas survécu à l’histoire. En détruisant l’aqueduc qui alimentait les bains, les Goths mirent fin à cette agréable vie en 537. Les thermes délaissés furent pillés pour construire d’autres édifices, notamment la basilique Saint-Pierre du Vatican. Marbres, fresques, mosaïques, statues et autres ornementations ne sont plus là pour témoigner du luxe qui y régnait. 
 
- Le Panthéon 
Sur la Piazza della Rotonda, la Fontaine du Panthéon est venue faire face au Panthéon en 1575. L’obélisque qui la surmonte a été ajouté en 1711. Le Panthéon est bien plus ancien, puisqu’il a été construit sous l'empereur Hadrien entre 118 et 125, pour rendre hommage aux dieux romains. Après avoir franchi les deux superbes portes en bronze abritées par le grand portique soutenu par 16 colonnes de granit, on découvrira la remarquable coupole de 43 mètres de diamètre. Elle abrite quelques grands hommes du pays, dont le peintre Raphaël.
 
- Les catacombes
Entre le IIe et le Ve siècle, les Catacombes de Rome ont été utilisées par les chrétiens et parfois par les juifs pour inhumer leurs morts. Sur des centaines de kilomètres leurs galeries souterraines abritent des milliers de tombes. Dans la pénombre des galeries humides, on peut aussi voir de superbes chapelles, des chambres funéraires, des cryptes et des représentations bibliques qui étaient interdites ailleurs. Sur la soixantaine de catacombes que compte la ville, cinq peuvent se visiter. Les deux plus intéressantes se trouvent sur la Via Appia Antica. On pourra y parcourir les longues et spectaculaires galeries des Catacombes de Saint-Sébastien et celles des Catacombes de Saint-Calixte. Dans la foulée, il serait dommage de ne pas profiter des autres charmes de la Via Appia Antica, l’antique voie pavée bordée de pins et de cyprès située aux portes de Rome.
Les autres catacombes, situées Via Salaria (Catacombes de Priscille), Via delle Sette Chiese (Catacombes de Domitilla) et Via Nomentana (Catacombes de Sainte-Inès) présentent aussi des intérêts divers.
 
• Les grandes places romaines
Rome est la ville des grandes et belles places. En plus de la Place Saint-Pierre (voir Le Vatican), de la Piazza Navona et de la Piazza del Popolo (voir plus bas), on ne manquera pas la Piazza di Spagna, pour emprunter son grand escalier qui monte vers l’église de la Trinité des Monts, et le Campo dei Fiori, qui accueille quotidiennement un agréable marché de fruits et légumes sous le regard de la statue de Giordano Bruno. Sur la Piazza Bocca della Verità on ira voir la célèbre Bouche de la Vérité de l’église de Santa Maria in Cosmedina, pour vérifier si la légende dit vrai. La piazza Venezia se visite en complément du Capitole dont elle est proche. On peut aussi se promener sur la Piazza del Quirinal, où se trouve le Palais présidentiel, et sur la Piazza della Minerva, pour son église de Santa Maria Sopra Minerva. On peut aussi arpenter avec plaisir la Piazza Colonna, pour voir sa colonne de Marc-Aurèle et le Palazzo Chigi, la résidence du premier ministre ; la Piazza Barberini pour sa fontaine du Triton ; la Piazza di Montecitorio pour son obélisque et pour voir le Palazzo di Montecitorio, qui abrite la chambre des deputés.
 
- La Piazza Navona
Sa forme un peu surprenante s’explique par son histoire, puisque la Piazza Navona reprend la forme de la piste de l’ancien stade Romain qui l’a précédé. Est-ce la plus belle place de la ville ? Beaucoup le pensent. Elle fut pourtant longuement abandonnée avant sa rénovation du XVIIe siècle. Le Pape Innocent X fera appel au Bernin pour orner la place d’une superbe Fontaine des Quatre Fleuves surmontée d’un obélisque, et à Francesco Borromini pour refaire la façade de l’église Sant'Agnese in Agone. En plus de son cadre superbement baroque, la Piazza Navona est aussi connue pour son animation, avec son marché, ses bars terrasses et ses artistes de rue.
 
- La Piazza del Popolo
La célèbre Piazza del Popolo est une création du XVIe siècle, mais elle a été remaniée dans les siècles suivants. Elle fut tracée pour offrir une belle continuité à la Via Flaminia en passant sous la monumentale Porta del Popolo. Suffisamment vaste pour accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes, elle est bordée par pas moins de trois églises. L’église Santa Maria del Popolo est la plus ancienne puisqu’elle date du XIe siècle, même si Le Bernin en a modifié l’apparence au XVIIe siècle. La place compte aussi deux églises jumelles et baroques : Santa Maria in Montesanto et Santa Maria dei Miracoli. Un grand obélisque de 24 mètres ramené d’Égypte par l’empereur Auguste est planté en son centre, après avoir orné le Circus Maximus où se déroulaient les courses de chars. La Villa Borghese est à proximité.
 
- La Fontaine de Trevi
Rome compte environ 2 000 fontaines, mais la plus célèbre est assurément la Fontaine de Trevi. Fellini eut le génie d’y tourner une scène inoubliable, avec d’Anita Ekberg et Marcello Mastroianni, pour son film La Dolce Vita. Bien avant le cinéaste, c’est Nicola Salvi qui, au XVIIIe siècle, avait réalisé ce joyau de la fin de la période baroque, à la demande du Pape Benoit XIV. Adossée au Palazzo Poli, la monumentale fontaine représente Neptune monté sur un char, accompagné de chevaux marins et de tritons. Les deux statues qui l’entourent représentent l’Abondance et la Salubrité. Bien d’autres ornementations viennent compléter l’étonnante fontaine. Et si vous voulez respecter la tradition, n’oubliez pas de lancer au moins une pièce (avec la main droite et en tournant le dos à la fontaine) qui vous fera assurément revenir à Rome. Il existe des variantes avec deux pièces (pour tomber amoureux ou obtenir un vœu), voire trois (pour se marier), mais n’allez surtout pas jusqu’à quatre, à moins de vouloir divorcer.
 
• Le Vatican
Ville dans la ville, état dans l’état : sur 44 hectares à peine situés sur la rive droite du Tibre, le Saint-Siège a accumulé des trésors entre ses murs !
 
- La Place Saint-Pierre
La basilique ne serait pas aussi impressionnante sans son immense place réalisée par le Bernin entre 1656 et 1667. Sa célèbre balustrade qui domine les colonnes de l’arcade est couronnée de 140 statues hautes de 3 m qui représentent autant de saints. Ramené à Rome par Caligula, le grand obélisque haut de 25 m, a été placé au centre de la place par Domenico Fontana en 1585. Placées de part et d’autre de l’obélisque, deux grandes fontaines signées du Bernin et de Maderno complètent l’ornementation de la grandiose place avec les statues de Saint-Pierre et de Saint-Paul placées en bas des marches du grand escalier de 60 m. 150 000 personnes peuvent s’y rassembler lorsque le pape apparaît lors de la célébration de l’Angélus.
 
- La Basilique Saint-Pierre
Construite entre 1506 et 1626 dans les styles Renaissance et Baroque, la Basilique Saint-Pierre est l’église des superlatifs, le plus important édifice du monde catholique. Bramante, Michel-Ange ou Le Bernin : quelques génies de l’art ont contribué à son édification. Son emplacement n’est pas anodin : elle est venue remplacer une première basilique Saint Pierre construite sous Constantin, le premier empereur chrétien, à l‘endroit même où les premiers pèlerins venaient rendre un culte au premier évêque de Rome.
Son immense façade est l’œuvre de Carlo Maderna. Longue de 144 m, haute de 45 m, elle compte 8 colonnes corinthiennes géantes et un fronton central. Le toit est orné d’une statue du christ et de celles des apôtres. Les deux tours prévues aux extrémités n’ont jamais été construites. Haut de plus de 130 m, d’un diamètre de plus de 40 m, le dôme de la basilique est particulièrement remarquable. Plusieurs architectes se sont succédés pour sa construction, mais ce sont Carlo Fontana et Giacomo della Porta qui l’ont achevé en 1590. Fissurée en 1741, elle sera consolidée entre 1743 et 1748 par six anneaux métalliques.
Avec ses trois nefs larges de 58 mètres, l’intérieur est à la démesure de l’ensemble et peut abriter jusqu’à 60 000 personnes.  On pourra y admirer la statue de Saint Pierre vénérée par les pèlerins depuis le XIIIe siècle, de précieuses reliques, de nombreuses statues de saints, et la Cathedra Petri, l’impressionnante Chaire de Saint Pierre signée Le Bernin. A noter que, en plus de la basilique Saint-Pierre du Vatican, Rome compte trois basiliques majeures, qui sont autant de merveilles. Ce sont la basilique Saint-Jean-de-Latran, la basilique Sainte-Marie-Majeure et la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.
 
- La chapelle Sixtine
Toujours utilisée pour les conclaves lors de l’élection d’un nouveau pape, la sublime Chapelle Sixtine est fort heureusement ouverte au public le reste du temps. Dans la chapelle qu’avait fait construire Sixte IV vers 1475 et qui porte son nom, il peut admirer le Jugement dernier et la Genèse peinte au plafond par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il pourra aussi découvrir les autres splendeurs de la Renaissance italienne de cette incroyable chapelle longue de 40 mètres sur 13 mètres de large et qui culmine à 20 mètres.
 
- Les musées du Vatican
Le Vatican, c’est aussi un ensemble muséal où sont exposés les innombrables œuvres d'art accumulées par les papes au fil des siècles. Parmi les musées et les galeries, on pourra visiter la Pinacothèque, qui expose des œuvres du Moyen Âge au XIXe siècle présentées de manière chronologique, la Collection d'Art religieux moderne riche de 600 œuvres d’artistes qu’on imaginait pas forcément en ces lieux, comme Picasso, Dali ou Francis Bacon. Plus classiques, les Musées grégorien égyptien, étrusque et profane, le Musée des carrosses ou le plus récent Musée philatélique et numismatique feront le bonheur de leurs visiteurs. Dans cet environnement minéral, on trouve aussi de vastes jardins ouverts à la visite.
 
• Les Jardins de la Villa Borghèse
Sur 80 hectares, ce grand parc enclavé dans la ville permet de prendre l’air. Dans ses allées bordées de pins, on découvrira de nombreuses sculptures. Le splendide temple d’Esculape se découvre sur la rive du lac. On y trouve aussi un Zoo accompagné de son musée zoologique. Le grand parc abrite même un petit bout de France, à la Villa Médicis qui accueille les artistes en séjour au sein de l’Académie de France à Rome. Depuis la terrasse du Pincio, la belle vue sur la piazza del Popolo et sur la basilique Saint Pierre est en prime !
De beaux musées se trouvent à proximité du parc : la Galerie Borghese prouve que le cardinal Scipione Borghèse avait bon goût, puisque sa collection compte des œuvres de Raphaël, du Bernin, de Botticelli, du Caravage… La Galleria Nazionale d’Arte Moderna expose des maîtres des XIXe et XX siècles tout aussi talentueux. On y voit des œuvres de Van Gogh, Monet, Klimt, Kandinsky… Dans la villa Giulia, le Musée national étrusque permet de découvrir cette civilisation qui a marqué l’Italie à travers la plus riche collection au monde.
 
Le château Saint Ange
Pas très loin du Vatican, sur la rive droite du Tibre, apparaît la silhouette massive du Castel Sant’Angelo, surmontée d’une haute statue de l’archange Saint Michel. Ce dernier serait apparu au Pape Grégoire Ier au VIe siècle, pour indiquer la fin de l’épidémie de peste qui ravageait la ville. Bien avant cet épisode légendaire, c’est l’empereur Hadrien qui avait édifié son mausolée, utilisé après lui par bien des empereurs, jusqu’à Septime Sévère. Transformé en édifice militaire, il servira aussi de prison et de résidence papale. On peut aujourd’hui visiter les anciens appartements des papes. Il faut aussi profiter du chemin de ronde pour sa magnifique vue.
 
• Rome est aussi réputée pour ses rues du shopping. On trouvera dans tous les quartiers d’intéressantes boutiques, mais pour un shopping chic et stylé, rien ne vaut le Tridente, dans la via dei Condotti et dans les rues qui bordent la Piazza di Spagna. Au bout de la longue Via del Babuino, on pourra faire une pause sur les marches de l’escalier de la Trinité-des-Monts, qui surplombe la Piazza del Popolo. L’émerveillement pourra aussi se poursuivre dans les environs de la ville, en visitant Tivoli, Ostia Antica, la Villa Adriana ou la Villa d’Este.
 
VENISE ET LA VENETIE
 
VENISE
La Sérénissime est incomparable ! Les îlots de la lagune furent peuplés plus d’un millénaire avant J.-C, par les Vénètes qui ont céder leur nom à la ville et à ses habitants. La cité apparaîtra à partir du IXe siècle sur quelques îlots cernés par la vase au nord-ouest de la mer Adriatique. En quelques siècles, elle allait devenir cette splendeur universellement connue. D’abord dépendante de Constantinople jusqu’au pillage de la ville en 1204, la République de Venise dirigée par un doge et par de grandes familles de marchands devint dès le XIe siècle une puissance économique sur la Méditerranée, Arrivé à son apogée à partir du XVe siècle, le puissant empire maritime connaîtra pourtant le déclin. Concurrencée par le commerce avec le Nouveau Monde découvert par les espagnols et les portugais, attaquée par les ottomans qui s’emparent d’une partie de ses possessions, l’empire sombre peu à peu. Conquise par le général Bonaparte en 1797, puis récupérée par les autrichiens après le traité de Campo-Formio, la ville est devenue italienne en 1866. Elle se découpe en six « sestieri », les quartiers répartis de part et d’autre du Grand Canal : San Marco, Castello et Cannaregio forment la rive gauche ; Santa Croce, Dorsoduro et San Polo occupent la rive droite.  Les plus chanceux prendront le temps de tous les visiter.
 
• Le Grand Canal
Long de 3,8 km, le Grand Canal est assurément la meilleure manière de s’offrir une vue générale de la ville, en épousant le grand S inversé qui traverse Venise. Quatre ponts seulement franchissent « il canalazzo », dont le célèbre Rialto (voir plus bas). Le canal se traverse aussi en empruntant un « traghetto », cette barque effilée dans laquelle tout le monde reste debout. Au fil de ses eaux perpétuellement agitées par le passage des vaporettos, des gondoles et des innombrables bateaux indispensables à la vie des vénitiens, on découvrira près de deux cents édifices, alignés les uns contre les autres sur les berges entrecoupées de nombreux petits canaux. Nombre d’entre eux sont de fastueux palais, car chaque grande famille tenait à posséder sa demeure sur cette « avenue » au prestige incomparable. Bâtis essentiellement entre le XIIIe et le XVIIIe, l’ensemble de ces édifices reflète à merveille les évolutions de l’architecture. Pour le prix d’un ticket de vaporetto, on pourra notamment admirer la Pointe de la Douane et Santa Maria della Salute (voir plus loin), le Palazzo Grassi acquis par François Pinault pour abriter une partie de ses collections, la célèbre Ca’ d’Oro, l’un des plus beaux palais qui mêle le gothique et le style Renaissance, le palais baroque de la Ca’ Pesaro, qui abrite un musée d'art moderne et un musée d’art oriental. Moins célèbres, mais pas moins agréables, on pourra aussi admirer les façades ornées de mosaïques du Palazzo Barbarigo, les belles statues de la façade baroque de l’église San Stae, le Fondaco dei Turchi, au style vénéto-byzantin, qui abrite le Musée d’histoire naturelle de Venise, ou encore l’église Santa Maria di Nazareth à la façade rococo…
 
• Les ponts de Venise : le Rialto et le Pont des Soupirs
La vie ne serait guère possible à Venise sans les nombreux ponts qui enjambent ses canaux. Il y en aurait 438 dans la ville, dont 4 seulement sur le Grand Canal. Deux d’entre eux sont connus de tous.
 
- Le Rialto
Un premier pont effondré en 1444 traversait le canal entre les quartiers de San Polo et San Marco. Reconstruit en bois, un nouveau pont tournant fera son office durant de longues années, puisqu’il faut attendre le XVIe siècle pour voir germer l’idée d’un nouveau projet. Il aurait pu être confié à Palladio, voire à Michel-Ange, puisque les deux artistes furent sollicités. C’est finalement le bien nommé Antonio da Ponte qui sera choisi. Il utilisera la « pietra d’Istria », la pierre calcaire des carrières d'Istrie pour édifier entre 1588 et 1591 ce pont de 48 mètres qui repose sur 6 000 pilotis. Les escaliers et les arches qui composent sa silhouette sont devenus l’un des symboles de Venise.
 
- Le Pont des Soupirs
L’autre pont emblématique de Venise enjambe le Rio de la Canonica, le petit canal situé entre le Palais des Doges et la Nouvelle Prison. Il porte le nom de Ponte Dei Sospiri, Pont des Soupirs, à cause des plaintes que poussaient les prisonniers qui l’empruntaient pour se rendre au tribunal ou retrouver leurs cachots, les célèbres « plombs ». Fait de marbre et de pierre d’Istrie blanche, orné de bas-reliefs de style baroque, il a été bâti en 1602 par Antonio da Ponte, également architecte du Rialto. Clos de tous les côtés pour éviter les évasions, il ne compte que deux ouvertures grillagées, et quelques sculptures à l’extérieur. 
 
• La Place Saint-Marc
C’est la place mythique de la ville, la seule à porter le nom de « piazza ». On y découvre les édifices majeurs de la Sérénissime, ceux qui permettaient aux doges d’étaler leur pouvoir, pour impressionner les visiteurs. C’est aussi l’épicentre du célèbre Carnaval de Venise qui anime la ville chaque hiver.
 
- La Basilique Saint-Marc
Sa superbe façade exhibe ses richesses : des mosaïques, des sculptures et des clochetons à foison. Surmontée du célèbre quadrige de chevaux de bronze dérobé à Constantinople, la porte principale permet de découvrir les merveilles de l’intérieur, à commencer par ses 4 000 m2 de mosaïques incrustées sur fond d’or qui lui ont valu le surnom de « basilique d'Or ». Sous ses cinq coupoles, elle abrite aussi derrière le maître-autel le somptueux retable de La Pala d’Oro, et les pièces d’orfèvreries pillées à Constantinople qui constituent Il Tesoro.  Dressée à proximité de la basilique, la Tour de l’Horloge a été construite vers 1500. Elle est admirable pour son mécanisme, qui se visite, comme pour ses automates et ses riches décorations, qui indiquent l’heure, les signes du zodiaque, la position du soleil et les phases de la Lune. Elle est aussi décorée d’un grand lion ailé de Saint Marc. En passant sous son arche vous rejoindrez les petites ruelles du quartier commerçant des Mercerie, qui mènent jusqu’au Rialto.
 
- Le Palais des Doges
Résidence des doges et siège du pouvoir, le Palazzo Ducale offre son visage baroque et Renaissance du XVe siècle, après avoir été souvent remanié. Une de ses façades fait face au bassin de Saint-Marc, l’autre donne sur la Piazzetta. La richesse de la décoration, la finesse des nombreuses colonnes n’en finissent pas d’étonner. L’intérieur est un magnifique musée qu’on découvrira après avoir emprunté la Scala d’Oro, l’escalier d'Or qui conduit aux salles de l’étage. L’Appartement du Duc dévoile des œuvres de Véronèse et du Tintoret inspirées par Venise. Dans la Sala del Maggior Consiglio, où les familles patriciennes se réunissaient pour élire le doge, on pourra admirer Le Paradis, l’immense toile signée Le Tintoret. La salle d’armes et les cachots de la prison dont s’est évadé Casanova font aussi partie de la visite. On admire aussi dans la cour intérieure du palais L’escalier des géants orné des statues de Mars et Neptune sculptées par Sansovino en 1565.
 
- Le Campanile
Isolée sur un côté de la place, haute de 98 m, cette sobre tour de brique surmontée d’un cube plus ornementé et d’une flèche pyramidale qui porte un archange Gabriel doré à son sommet a servi de phare, de tour de garde, de clocher et de prison. Aujourd’hui c’est un formidable panoramique qu’elle offre à ses visiteurs. C’est aussi dans ce coin de la place que se trouve le célèbre Caffè Florian, ouvert dès 1720 sous les arcades des Procuraties, les résidences des magistrats chargés d’administrer la ville.
 
- La Piazzetta
La Piazzetta forme la seconde partie de la place. Elle est ornée de deux colonnes de granit érigées dès 1172. L’une est surmontée d’un Saint Théodore de marbre terrassant un dragon. L’autre porte un lion ailé de Saint Marc, le symbole de la ville. Cet espace aujourd’hui occupé par les touristes fut le royaume des jeux d’argent, alors interdits à Venise. C’était aussi le lieu des exécutions publiques. Face au Bacino di San Marco, la Piazzetta permet d’admirer San Giorgio Maggiore sur l’île qui se trouve en face.
 
- Dorsoduro et Santa Maria della Salute
Dans cette ville sortie des eaux marécageuses, Dorsoduro est le seul quartier à avoir été construit sur la terre ferme, comme le laisse entendre la traduction de son nom : « le dos dur ». Entre le Grand Canal et celui de le Giudecca, on s’y promène en suivant les quais et les rues tracées sur des canaux comblés. A son extrémité se dresse la Punta della Dogana, l’édifice qui abritait la Douane de mer depuis 1682. Reprise par François Pinault (qui possède aussi le Palazzo Grassi) et restaurée par l’architecte Tadao Ando, elle abrite depuis 2009 les expositions temporaires tirées des fonds de la collection Pinault.
 
- La basilique Santa Marria della Salute
La basilique Santa Marria della Salute s’élève majestueusement à proximité de la Punta della Dogana. Idéalement située au débouché du Grand Canal, la vue depuis ses escaliers permet d’embrasser du regard les principales splendeurs de Venise, de San Giorgio Maggiore en passant par le bassin de St-Marc et sa célèbre place. Construite pour conjurer l’épidémie de peste qui avait ravagé la République, elle se repère de loin grâce à son grand dôme. Avant de parvenir à l’édifier, il a fallu planter plus d’un million de pieux longs de 4 mètres qui supportent toujours le poids de l’édifice. L’architecte Longhena y a œuvré de 1631 à 1687, mais il n’a pas pu voir achevé ce chef d’œuvre de l’architecture baroque. A l’intérieur, dans les chapelles qui entourent la coupole, on pourra admirer les œuvres du Titien qui ornent les plafonds. Restaurée en 1976, la basilique est plus belle que jamais !
Dorsoduro possède aussi trois superbes musées à découvrir en bordure du Grand Canal. Les Gallerie dell'Accademia font face au pont du même nom. On y admire tous les grands noms de la peinture vénitienne du XIVe au XVIIIe siècle : Tiepolo, Véronèse, Le Tintoret, Giorgione, Bellini… Dans le Palais Venier dei Leoni qui n’a jamais été achevé, on ira voir les œuvres contemporaines (Picasso, Pollock, Magritte, Dali…) de la collection de Peggy Guggenheim. La superbe Ca’Rezzonico est assurément l’un des plus beaux palais du grand canal. Autrefois demeure de la famille Rezzonico, le palais abrite à présent une Musée du XVIIIe siècle à Venise. Tiepolo a largement contribué à la décoration des intérieurs. On y trouve aussi de nombreuses œuvres de Pietro Longhi, mais aussi de Canaletto et de Francesco Guardi
Dorsoduro est aussi riche de nombreuses églises. L’Église San Sebastiano a été décorée par le peintre Paul Véronèse, qui y est aussi inhumé. On ira aussi voir les églises Santa Maria dei Carmini, San Pantalon, San Nicolò dei Mendicoli, San Trovaso… Pour voir une belle ribambelle de palais, il suffit de suivre le Grand Canal en admirant les façades du Palazzo Moro, du Palazzo Loredan, du Palazzo Barbarigo et de la Ca'Dario. Enfin, c’est aussi à Dorsoduro que se trouve le squero de San Trovaso, le célèbre chantier naval où sont construits les bateaux à rames et les célèbres gondoles de Venise.
 
• La Giudecca et San Giorgio Maggiore
Bordée par le Canal de la Giudecca, l’autre grand canal qui se jette dans le bassin de Saint-Marc, l’île de la Giudecca se trouve un peu à l’écart de Venise, à la bonne distance pour offrir des vues magnifiques. En fait composée de huit îles, elle fût un lieu d’exil avant de profiter aux riches vénitiens qui en firent leur villégiature. On y trouvait aussi plusieurs chantiers navals. Plus au calme que dans le centre de Venise, on s’y promène pour longer son long quai et pour découvrir l’église Zitelle conçue par Palladio, et celle du Rédempteur, où se déroule la fête du même nom chaque mois de juillet.
A l’extrémité de la Giudecca dont elle est séparée par le Canal de la Grâce, l’île de San Giorgio Maggiore est dominée par la superbe cathédrale du même nom. Cette création d’Andrea Palladio débutée en 1566 sera achevée après sa mort, un siècle plus tard. Elle abrite des toiles du Tintoret, donc La Cène, l’une de ses œuvres majeures. Véronèse y avait peint Les Noces de Cana pour le réfectoire, mais la grande œuvre est à présent à voir au musée du Louvre. La vue depuis le Campanile est une des plus belles de la ville. A côté, on pourra visiter la Fondazione Giorgio Cini installée qui occupe le cloître et l’ancien couvent.
 
• Les îles de la lagune
La lagune de Venise compte plus d’une centaine d’îles, parfois accessibles par un simple pont, souvent plus lointaines. On aimerait les visiter toutes, mais deux d’entre elles méritent particulièrement l’attention.
 
- Murano
A 1,5 km de Venise, l’île de Murano est partagée en deux par le Canal Grande, qu’un seul pont traverse. Son nom évoque immédiatement une spécialité universellement connue : le travail du verre. Les premiers verriers ont installé leurs fours et leurs ateliers ici à partir du XIIIe siècle, contraints et forcés, pour éviter les incendies qui menaçaient Venise. Leur savoir-faire se fera bientôt connaître dans toute l’Europe, notamment dans les cours royales. La tradition se perpétue, et de nombreuses galeries proposent les bijoux, objets, verres et vases sortis des ateliers. Leur visite et les démonstrations de soufflage de verre restent toujours aussi impressionnantes. Bien entendu Murano se devait d’avoir un Museo del Vetro, installé dans le Palais Gustiniani. On pourra aussi profiter des palais et des beaux jardins de l’île et visiter la très belle église Santi Maria e Donato, au superbe pavement de mosaïque.
 
- Burano
A 7 km de Venise, l’île de Burano s’est rendue célèbre pour ses maisons étonnamment colorées, qui servaient de repère aux pêcheurs par temps de brume. Bien moins grandiloquentes que les palais vénitiens, elles bordent très joliment les canaux et donnent à l’île un charme incomparable. Si Murano est célèbre pour ses verriers, Burano l’est pour ses dentelières, qui perpétuent la tradition née au XVIe siècle, lorsque les femmes de pêcheurs, qui s’étaient fait la main en reprisant les filets de leurs maris, inventèrent des points d’une grande finesse. On découvrira leur savoir-faire au musée de la Dentelle et dans les boutiques (en se méfiant des copies asiatiques). L’île se visite aussi pour son marché aux poissons et pour son église San Martino dont le Campanile penche étonnamment.  Elle est située sur la piazza Baldassare Galuppi, le compositeur né sur l’île. On peut aussi visiter l’île de Torcello dans la foulée.
• Déjà copieux, ce programme n’épuise pas les charmes de Venise. Le visiteur pourra aussi se mêler aux étudiants qui se retrouvent sur le Campo Santa Margherita, se promener autour du célèbre théâtre lyrique de La Fenice et du Campo Santo Stefano, profiter de l’animation des rues étroites qui règne dans Les Mercerie, voir une Venise plus populaire du côté de l’Arsenale…
 
• Trévise
Pleine de charme, la ville entourée de rempart émerge dans la plaine de Vénétie. On s’y promène très agréablement en suivant les nombreux canaux peuplés de cygnes et de canards, en profitant des rues piétonnes du quartier de la Passeggiata lungo la restera. En arpentant les rues pavées du centre, on découvrira la cathédrale aux cinq coupoles de la Piazza del Duomo, les palais médiévaux et le beffroi de la Piazza dei Signori, l’imposante Église San Nicolò et sa grande fresque de l'adoration des Rois mages, ou le très élégant Museo Civico Luigi Bailo. Sur l’Isolotto della Pescheria, on ira voir le marché aux poissons et les beaux édifices qui l’entourent. 
 
CONEGLIANO
Au nord de Trévise, la vieille ville de Conegliano se visite après avoir franchi la Porta Dante, la porte de Dante, ornée d’une belle fontaine de Neptune. Elle se découvre en suivant le Corso Vittorio Emanuele, la belle artère principale bordée de maisons à arcades. Dans les cafés on pourra déguster un Prosecco, le délicieux vin blanc produit dans les vignes qui environnent Conegliano. Dans la cathédrale, on ira admirer les fresques du peintre Cima de Conegliano, l’enfant du pays, l’un des maîtres de la Renaissance vénitienne. La vieille ville possède aussi un château qui abrite deux musées et offre une belle vue sur les environs.
 
VÉRONE
Nichée dans une boucle de l’Adige, entourée de collines, placée sur un axe commercial qu’empruntait déjà les romains, Verona est universellement célèbre pour son couple d’amoureux. Publiée en 1597, le « Roméo et Juliette » de Shakespeare se déroule en effet à Vérone, devenue depuis la cité romantique par excellence. Possession des Visconti, alliée de Venise, brièvement française, plus longuement autrichienne, la ville deviendra pleinement italienne en 1866 seulement. De son riche passé, elle a accumulé des vestiges romains, des édifices médiévaux, des églises et des palais de la Renaissance.
 
Parmi les édifices majeurs de la ville on ira voir :
- L’Arena
L’impressionnant amphithéâtre romain de Vérone a été construit au début du premier siècle après J-C. Même s’il a été utilisé comme carrière de pierres à partir de 1840, il est superbement conservé. Comme lors de sa construction, jusqu’à 30 000 spectateurs peuvent y prendre place, notamment lors du célèbre festival d’opéra qui s’y déroule chaque été. Certaines des sculptures qui l’embellissaient sont aujourd’hui exposées au musée Archéologique
 
- La Piazza delle Erbe
La plus ancienne et la plus belle place de la ville occupe l’emplacement de l’ancien Forum romain. En faisant le tour, on découvrira l'hôtel de ville et la Tour des Lamberti, le palais de justice et le Casa Mazzanti, le baroque Palazzo Maffei ornée de statues de dieux grecs, et le Palazzo del Mercato Vecchio. Nombre de maisons sont décorées de fresques. Cette place sublime est également ornée de monuments. Le plus ancien est la fontaine surmontée de la Madonna Verona, une statue romaine datée de l’an 380. Elle compte aussi deux grandes colonnes en marbre : la Colonne Visconti et la Colonne de Saint-Marc, ornée d’un lion, symbole de Venise. La tribune du XIIIe siècle qui occupe le centre de la place a longtemps été utilisée pour les proclamations publiques.
- La Casa di Giulietta
Sur la Via Cappello, près de la Piazza delle Erbe, les amoureux ne manqueront pas la Casa di Giulietta, la maison de Juliette. Transformée en musée en 1905, cette belle demeure du XIIe siècle aurait été celle de la famille Dal Cappello, nom qui sonne comme Capuleti, ou Capulet en français. Restaurée dans les années 30, on a ajouté un balcon sur la façade, comme celui où Roméo venait déclarer sa flamme à Juliette. La tradition veut que les amoureux s'embrassent sur le balcon et se prennent en photo devant la statue qui représente Juliette.
 
- Piazza dei Signori
Créée au Moyen Age, l’extraordinaire Piazza dei Signori fut longuement le centre de la vie politique et du pouvoir de Vérone. Elle porte aussi le nom de Piazza Dante, à cause de la grande statue en marbre de Carrare qui orne la place depuis 1865, et qui représente l’auteur de la Divine Comédie. Elle est aussi ornée de deux grandes colonnes, l’une surmontée d’un lion ailé, l’autre d’un christ rédempteur, restent les symboles de la domination de Venise. Entre arcades et loggias, la place est aussi bordée de palais tous plus magnifiques les uns que les autres. On y verra le Palazzo del comune, construit à la fin du XIIe siècle et surmonté de la Tour des Lamberti. On y verra aussi le Palazzo Domus Nova qui servait de résidence aux juges vénitiens, la Casa della Pietà, de style Renaissance, le Palazzo di Cansignorio qui a conservé donjon médiéval, et le Palazzo del Podestà reconnaissable à son arc de triomphe surmonté d’un Lion de St Marc. 
 
- Les tombeaux des Scaligeri
Près de la Piazza dei Signori, à côté de l’église Santa Maria Antica, l’ensemble funéraire monumental de la famille des Scaligeri (Arche Scaligere en italien) est une splendeur de l’art gothique. Plusieurs membres de cette grande famille y sont inhumés, dont le grand seigneur de Vérone Cangrande della Scala, à qui Dante a dédié le Paradis de sa Divine Comédie.
 
- Toujours à Vérone, on peut aussi visiter l’ensemble fortifié formé par le Ponte Scaligero et le Castelvecchio, qui abrite un intéressant Musée d’art, ou se recueillir devant la tombe de Juliette, à découvrir dans le cloître de l’église San Francesco al Corso. On ira voir la magnifique Basilique romane San Zeno Maggiore pour voir ses portes en bronze ornées de scènes bibliques et son triptyque signé Mantegna. Sur la rive du fleuve, on peut aller voir le Teatro Romano, à ne pas confondre avec la grande arène de Vérone. Un musée archéologique et le convent San Girolamo se trouvent à proximité. Tout proche également, le délicieux Giardino Giusti est à voir pour son belvédère et sa belle allée de cyprès. Dans les restaurants à la gastronomie réputée, les vins de la région sont à l’honneur, et il serait dommage de ne pas y goûter car c’est aussi l’un des plaisirs de Vérone.
 
PADOUE
A l’intérieur des terres, dans la plaine de la Vénétie, au milieu de vertes vallées et de collines plantées de vignes se trouve la belle ville de Padova. Dans la ville rendue célèbre par Saint-Antoine, on découvre avec bonheur la Piazza Cavour et les salles colorées du célèbre Café Pedrochi, niché dans un bel édifice néoclassique ou la Piazza delle Erbe est animée par son marché qui s’y tient depuis le Moyen Âge ou encore la belle façade du Palazzo della Ragione bâti entre deux belles places. On ira aussi voir le Duomo, la belle église à laquelle Michel-Ange a contribué. Battistero, le baptistère se trouve à côté. On peut y admirer des fresques superbes de scènes religieuse réalisées par Giusto de’ Menabuoi le peintre du XIVe siècle très influencé par Giotto.
Il faut aussi se promener sur la Via dei tadi et sur les rives du canal pour découvrir ses arcades et ses rues aux vieux palais. Au Museo Diocesano qui occupe le Palazzo Vescovile, on ira admirer le salon des Evèques superbement décoré par Bartolomeo Cincani, dit Montagna. La Chiesa degli Eremitani, l'église romane des érémitiques qui a été bâtie en 1276 est aujourd’hui convertie en musée. On y admire notamment des fresques de Guariento di Arpo et de Mantegna.
Si vous avez gardé le meilleur pour la fin, vous irez à la Capella degli Scrovegni, la Chapelle des Scrovegni, qui abrite les 39 fresques peintes par Giotto en 855 jours au début du XIVe siècle. Sur 1000 m2, le peintre représente des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament de manière parfaitement exceptionnelle !
 
TRIESTE
La découverte de la ville passe immanquablement par la vaste Piazza dell’Unità d’Italia, qui fait face au golfe et à la mer. Rénovée en 1999 par l’architecte français Bernard Huet, la Place de l’Unité d’Italie est bordée de palais néoclassiques. Après avoir admiré la Fontaine des Quatre Continents qui occupe le centre, on ira voir l’Hôtel de Ville surmonté de son campanile, les façades du Palazzo del Governo, autrefois le siège de la Lieutenance autrichienne et celle du Palais blanc du Lloyd Triestino. Dans le Palais Stratti, on pourra profiter du magnifique Caffé degli Specchi, le Café aux Miroirs.
Les alentours de la place sont également bordés d’un bel ensemble de musées : Musée Revoltella, Civico Museo Sartorio, Museo Joyce, Museo di Storia ed Arte – Orto Lapidario, Civico Museo d'Arte Orientale, il y en a pour tous les goûts !
Toujours dans les environs de la place, on découvrira l’Arco di Riccardo  édifié au Ier siècle après J.-C., le Teatro Romano qui date du IIe siècle après J.-C. et la Cathédrale di San Giusto, qui date du XIVe siècle. La visite du Château de San Giusto permet de jouir d’un beau panorama du haut de ses remparts.
 
MILAN
Au pied des Alpes, la grande métropole lombarde est aussi la capitale du nord du pays. Très active économiquement depuis toujours, la ville de la plaine du Pô est le cœur industriel, commercial et financier de l'Italie. Elle compte aussi de nombreuses universités. Pour le visiteur, c’est le paradis du shopping et des édifices grandioses, à commencer par sa colossale cathédrale.
 
- Le Duomo
La cathédrale de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Milan, ou Duomo, est un chef d’œuvre du gothique flamboyant. Sa façade richement ornée de statues et d’innombrables clochetons  impressionne par sa puissance. Débutée en 1386 elle sera achevée par Napoléon qui s’était rendu maître de la région (il s’y est couronné lui même roi d’Italie) entre 1805 et 1809. Avant d’y pénétrer, il faut l’admirer sous tous les angles, pour admirer son chevet et ses vitraux. L’intérieur peut sembler bien austère en comparaison de l’exubérance des extérieurs. La hauteur des piliers, la taille des nefs et du transept, le trésor de la crypte les autres œuvres de la cathédrale produisent tout de même une formidable impression. Impressionnante également, la montée dans les tours pour accéder aux terrasses, ce qui donne l’occasion de découvrir d’innombrables statues de marbre. La vue du sommet est admirable !
 
- La Galleria Vittorio Emanuele
Si vous voulez respecter la tradition, plantez votre talon droit dans les testicules du taureau dessiné sur le sol en mosaïque, puis tournez trois fois sur vous même. A en croire les milanais, votre vœu se réalisera ! Vous pourrez ensuite vous émerveiller des charmes de la vaste galerie marchande qui porte le nom du roi Victor-Emmanuel II d'Italie. Entre la place du Duomo et celle de la Scala, cette grande galerie faite de ciment moulé de couleur ocre, de fer et d’une immense verrière, a été achevée en 1878 par l'architecte Giuseppe Mengoni dans le style néo-classique. Elle abrite de belles boutiques, des cafés et des librairies.
 
- La Scala
Milan ne serait pas Milan sans la Scala, son célèbre et brillant opéra. On ira le découvrir sur la Piazza della Scala, qui abrite également le Palazzo Marino, un beau palais du XVIe siècle. En face, la sobre façade du célèbre théâtre ne laisse pas deviner la richesse de la salle rouge et dorée. Construit en deux ans à peine par Giuseppe Piermarini, il sera inauguré en 1778, en présence de l’archiduc Ferdinand d’Autriche. Les grands noms de la danse et du Bel canto, les plus grandes cantatrices dont Maria Callas, les chefs d’orchestre les prestigieux, dont Arturo Toscanini se sont produits à la Scala, contribuant à sa légende. Le bâtiment abrite aussi le Museo Teatrale alla Scala qui raconte l'histoire de l'opéra.
 
- Le Château Sforzesco
Un grand carré fortifié entouré de douves et ponctué de puissantes tours rondes ou carrées forme, dans le centre de Milan, le Castello Sforzesco. Comme son nom l’indique, le château des Sforza a été bâti au XVe siècle par Francesco Sforza, duc de Milan. Longtemps utilisé par les militaires, il est aujourd'hui transformé en musée. On peut y visiter le Musée d’Art ancien et ses collections d’œuvres romanes, gothiques et Renaissance de la région lombarde, une pinacothèque consacrée aux maîtres de la peinture italienne, un Musée des instruments de musique et un Musée archéologique.
 
- Toujours à Milan, on ira admirer « La Cène » de Léonard de Vinci dans le réfectoire de l’église Santa Maria delle Grazie, et les chefs-d’œuvre de la Pinacoteca Ambrosiana. Les amateurs d’art pourront compléter ce parcours avec les salles des musées Del Duomo, ou de la Galleria d’Arte Moderna selon leur goût. On peut aussi tester l’étonnante acoustique de la Loggia dei Mercanti, rejoindre les jeunes milanais qui se donnent rendez vous devant les colonnes de San Lorenzo, s’associer aux supporters du stade de San Siro. Pour d’agréables promenades dans les différents quartiers de la ville, il faut aller voir le canal bordé de maisons du quartier Navigli et son lavoir utilisé par les milanaises jusqu’aux années 50, les gratte-ciel de la zone Garibaldi, ou prendre l’air au Parc Sempione. On peut aussi faire un shopping chic sur Via Monte Napoleone et dans le Quadrilatère de la mode, ou négocier les prix aux puces de la Fiera di Senigallia…
 
NOVARA
Entre Milan et Turin, dans la plaine du Pô, la deuxième ville du Piémont n’a sans doute pas la notoriété qu’elle mérite. Fondée dès l’Antiquité romaine, intégrée à l'Empire des Habsbourg, cédée à la Savoie, la ville a cumulé les influences et les richesses. Dans le centre historique autrefois cerné de murailles, il faut aller voir le symbole de la ville, la Basilique San Gaudenzio ornée de sa superbe coupole haute de 121 mètres. Près de la cathédrale la Cour du Broletto forme un bel ensemble architectural médiéval bordé par le Palazzo del Podestà et par le Palazzetto dei Paratici et d’autres beaux édifices de différentes époques disposés en quadrilatère autour de la cour centrale. On peut aussi admirer les collections piémontaises d'œuvres du XIXe siècle de la Galleria d'Arte Moderna. Le dôme néoclassique de Novare, bâti à l’emplacement du temple de Jupiter des Romains, le palazzo Natta-Isola et sa tour d'horloge, la grande statue équestre de Victor-Emmenuel II qui trône sur la piazza Martiri della Libertà entourée de beaux édifices comptent aussi parmi les charmes de la ville.
 
• La région des lacs
De Côme, de Garde et Majeur : formés à la fin de la dernière période glaciaire, trois lacs superbes s’alignent dans nord du pays, près de la frontière Suisse. Des eaux limpides, des îles, des palais et des jardins superbes plantés sur les rives, des villes magnifiques qui bordent le rivage pour profiter de ce cadre somptueux : la région des lacs possède d&eac

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